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De Layayda à Pegasus: Cet encombrant voisin marocain

Paragon, la menace cybernétique à nos portes

Sans remonter loin dans le temps et l’histoire, les faits, récents et authentiques, font remonter à la surface des attitudes belliqueuses jamais démenties. Au début de l’année 1993, l’émir et fondateur du Groupe islamique armé, Abdelhaq Layayda, regagnait le Maroc pour acheminer des armes vers les maquis algériens. Arrêté par les services secrets marocains, il a été l’objet d’un marchandage dont il a fait état par la suite, après sa libération dans le cadre de la réconciliation nationale, en mars 2006. Pour le Maroc, il devait liquider une série de cibles sahraouies et algériennes, en contrepartie de quoi il pourrait bénéficier d’une base arrière au Figuig. 

L’attentat de Marrakech de 1994 dévoile sous un jour nouveau les dispositions du Maroc, qui accuse directement et avec une légèreté coupable l’Algérie d’en être l’instigatrice ; accusation qui s’avéra par la suite sans aucun fondement.

Durant des années, l’Algérie a été « biberonnée » au kif traité marocain, qui atterrissait au sud et à l’ouest par tonnes, corrompant les mœurs des jeunes et générant un commerce qui a en outre fait huiler la machine du terrorisme, tant dans les anciens maquis algériens que sahéliens.

Les relations marocaines suspectes et carrément hostiles avec des organisations indépendantistes à l’égard de l’Algérie, les déclarations en sous-sol du représentant du Maroc à l’Onu, ainsi que le logiciel Pegasus et la « traque » des Smartphones des personnalités politiques et sécuritaires algériennes avait été le coup de trop aux relations bilatérales.

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