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L’Algérie face à l’équation malienne

Le conclave tenu vendredi et samedi passés à Alger par les parties signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, a permis de faire baisser de façon significative les tensions qui étaient palpables ces derniers jours entre les différentes parties signataires dudit accord.

L’esprit de compréhension et de coopération qui a prévalu lors de ce conclave a fait que toutes les parties présentes ont réitéré leur attachement à la mise en œuvre de l’Accord issu du processus d’Alger. C’est une décision d’une grande importance au regard du contexte tendu qui prévaut actuellement au Mali, entretenu par des puissances étrangères qui veulent à tout prix marquer le pays de leur influence.

Certes la communauté internationale est appelée à peser de tout son poids pour ramener la paix dans ce pays en proie aux violences djihadistes et intercommunautaires, mais nul n’a le droit de décider du sort du Mali et de la gestion de ses richesses. Car, il ne faut jamais perdre de vue que c’est l’intervention étrangère en Libye qui est à l’origine de la dégradation de la situation dans la région.

Certaines puissances occidentales, comme à leurs habitudes, provoquent elles-mêmes des conflits divers notamment dans les pays musulmans, et elles s’empressent par la suite de les régler…à leurs profits. Partout où l’impérialisme occidental est intervenu, c’est le désastre. Les exemples de l’Irak, de la Syrie, de la Libye, de l’Afghanistan sont suffisamment parlants à ce sujet.

De pays paisibles, ils sont actuellement en ruines, comptabilisant des centaines de milliers de morts, de milliers d’handicapés à vie, et de milliers réfugiés dans plusieurs pays du monde. En privilégiant l’option diplomatique à celle des armes, préférée notamment par la France , l’Algérie soutenue par de nombreux pays et pas des moindres, contribuera à coup sûr à réunir les meilleures conditions pour des concertations salvatrices entre toutes les parties en conflit.

Certes actuellement les défis sont multiples dans ce pays, où les pressions des groupes djihadiste, les rébellions communautaires et la présence de militaires étrangers ne font pas bon ménage, mais l’Algérie met tout son poids dans cette équation pour faire taire les armes et les haines. En sa double qualité de président du Comité de suivi de l’Accord et de chef de file de la médiation internationale, l’Algérie  comme, l’ont affirmé les participants au conclave d’Alger, contribuera de façon notable à réunir toutes les conditions nécessaires pour une mise en œuvre rapide et consensuelle des dispositions de l’Accord au bénéfice de l’ensemble des populations maliennes.

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