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Les fonds alloués à l’importation des céréales destinés au soutien des agriculteurs

L’Algérie renforce ses réserves stratégiques en blé

Le Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane a souligné, hier, la nécessité d’orienter les fonds alloués par l’Etat pour l’importation des céréales, à la subvention aux agriculteurs en vue de soutenir la production locale des céréales et atteindre la sécurité alimentaire.

« Les dépenses de l’Etat pour l’importation du blé doivent être affectées à la subvention aux agriculteurs en vue de produire ce produit localement », a déclaré Benabderrahmane qui répondait aux préoccupations des députés dans le cadre du débat du projet de loi des finances 2022 lors d’une séance plénière, conduite par le président de la chambre basse du Parlement, Brahim Boughali, en présence de membres du gouvernement, soulignant la nécessité de se diriger vers la production au lieu de l’importation.

Pour le Premier ministre, le prix actuel adopté pour l’acquisition des céréales auprès des agriculteurs comparativement aux fonds dépensés par l’Etat pour l’importation des céréales est « injuste ».

« Sur instruction du président de la République, le Gouvernement a mené une étude sur la révision des prix des céréales appliqués actuellement. Les résultats de cette étude seront soumis au Président pour décider sur cette question », a-t-il fait savoir.

« Nous importons du blé auprès d’un Etat dont la superficie ne dépasse pas 1% de celle de notre pays (Lituanie) », a-t-il regretté.

Pour M. Benabderrahmane, la cause est due à plusieurs facteurs, dont  » la perte de la valeur du travail », « le trafic et la corruption dans les terres agricoles ».

Il a affirmé, à ce propos, que le défi que le gouvernement relève, conformément au programme du président de la République et en concrétisation de la sécurité alimentaire et sanitaire, est « d’œuvrer pour une approche globale dans le domaine agricole, en vue de donner la terre à celui qui la cultive seulement ».

Le Premier ministre prévoit que la bonne exploitation des terres agricoles permettra d’atteindre l’autosuffisance (alimentaire) vers fin 2022.

Pour y arriver, Benabderrahmane demande à  » l’agriculteur de passer à des niveaux de production différents des niveaux existant actuellement ».

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