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Aides sociales : seul un débat national…

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La levée des subventions généralisées continue à susciter des controverses. Si le gouvernement a eu le quitus des deux chambres du parlement pour la mise en œuvre de son projet de réforme du système des subventions, il n’en demeure pas moins que le flou  reste entier sur les mécanismes et les modalités d’application de cette réforme.

« Les mécanismes de cette révision ne sont pas encore arrêtés, ni encore ses modalités, ses objectifs et les concernés » a déclaré le président de la République lors de son dernier entretien périodique avec les représentants de la presse nationale. Autant dire qu’hormis le consensus autour de la nécessité d’adopter une nouvelle logique dans la distribution de l’aide sociale, tout reste à faire  pour donner corps à cette réforme combien sensible  que les précédents gouvernements n’osaient pas engager par crainte de perturbation de la paix sociale. 

Le fait que le président de la république annonce que la révision de l’aide sociale doit passer par un débat national est suffisant pour comprendre de la complexité de ce chantier qui n’a jamais cessé d’alimenter le débat national depuis de longues années. Depuis longtemps, en Algérie, l’électricité, l’eau, le gaz, l’essence et de nombreux  produits alimentaires de base comme la semoule, farine, huile, pain et le lait sont subventionnés par l’État. 

Des subventions que tout le monde savait injustes et contraires à l’esprit de justice sociale, car elles ne profitaient pas seulement aux véritables ayant droits mais également aux riches et aux contrebandiers qui écoulaient en grandes quantités nos produits subventionnés dans les marchés des pays voisins en saignant à blanc l’économie du pays.

 Il y a, certes, une quasi-unanimité à mettre fin à ce système de transferts sociaux qui grève sans discontinuer la trésorerie publique sans pour autant jamais atteindre son but, celui de soulager les couches défavorisées de la société. Il faut savoir gré au Gouvernement d’Aimene Abderrahmane qui a décidé de prendre le taureau par les cornes en s’attaquant aux subventions généralisées, mais tant que les bénéficiaires des compensations monétaires devant remplacer les subventions actuelles des produits ne sont pas encore clairement identifiés, on peut dire que rien n’est encore gagné et que chantier n’est en réalité qu’à ces balbutiements. 

Selon le président de la république, ne seront concernés par les compensations monétaires que ceux ayant  des « revenus très élevés ». Qu’est-ce qu’un revenu très élevé ?150 000 dinars ou plus par mois ? 200 000 dinars ou plus par mois ? Le gouvernement ne le dit pas encore !  Va-t-il le dire dans les prochains jours ? Ce qui est certain, cette réforme prendra du temps pour son application sur le terrain. On continuera encore pour de longs mois à subventionner les produits !

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