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Le Groupe Benhamadi réhabilité

Le dossier Condor clos

Le pôle économique et financier près le tribunal de Sidi M’hamed, à Alger, a prononcé des peines allant de trois ans à deux ans de prison, contre les frères Benhamadi, propriétaires du groupe Condor, et a acquitté les anciens cadres de Mobilis de toutes les charges retenues contre eux. 

Bien que des peines légères aient été prononcées, le point essentiel aura été sans contredit celui de la fin de mission du liquidateur du Groupe. De ce fait, le groupe Benhamadi pourrait désormais procéder à ses propres achats, programmer et se projeter dans l’avenir, d’autant que les marchés contracté à l’international, dont au moins dix pays en Afrique et en Asie, exigent plus de liberté de mouvement. 

Pour revenir au procès en lui-même, le juge d’instruction a prononcé une peine de prison de cinq ans, dont deux ans avec sursis, à l’encontre d’Omar Benhammadi et une amende d’un million de dinars pour avoir conclu des transactions à l’encontre de la loi du marché.

Pour le même chef d’accusation, Abderrahmane Benhammadi a été condamné à quatre ans de prison, dont deux avec sursis et à une amende d’un million de dinars. Ismail Benhammadi a été condamné à deux ans de prison ferme, avec obligation de payer la même amende.

Les sociétés Travocovia, GB Pharma et Altrapco, filiales du groupe Condor, ont été condamnées à payer une amende de 4 millions de dinars algériens, en plus de verser 10 000 dinars conjointement au Trésor public.

Les anciens dirigeants de la société Mobilis, Saâd Damma et Ahmed Choudar, ainsi que l’ex-directeur de la même société, Mohamed Salah Daas, ont été acquittés de toutes les charges retenues contre eux.

L’ancien ministre des Sports, Mohamed Hattab, qui était poursuivi dans cette affaire en tant que secrétaire général de la wilaya d’Alger, a également été acquitté.

    Les peines prononcées contre les autres accusés, y compris les hauts fonctionnaires des directions des transports, allaient d’un an de prison à un million de dinars d’amende et ont acquitté les autres.

     Le fleuron de l’industrie électronique algérienne pourra ainsi se redéployer à l’international. Récemment, Condor avait lancé la première usine en Afrique pour la production de surfaces d’écran de télévision, appelées « la dalle », partie la plus importante de l’écran, représentant 70 pour cent de l’ensemble d’un téléviseur, avec pour objectif  l’augmentation des taux d’intégration dans les industries électroniques et électriques, ainsi que la fourniture aux fabricants de téléviseurs en Algérie à court terme de cet assemblage unique sur le continent

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