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Un contexte géopolitique hostile: 2022, une année à surveiller comme le lait sur le feu

Arrestation de trois individus de nationalité marocaine pour avoir violé les eaux territoriales algériennes

 Pour la première fois certainement depuis 1962, l’Algérie fait face à des périls aussi divers que concentrés dans l’espace et le temps. Dans l’absolu, c’est dans la logique des stratégies des puissances, car comment voulez-vous que les puissances vous appréhendent quand vous avez plus de 6 385 km de frontières terrestres à surveiller, limitrophes à la Tunisie au nord-est, la Libye à l’est, le Niger au sud-est, le Mali au sud-ouest, la Mauritanie et le Sahara occidental à l’ouest, et enfin le Maroc au nord-ouest ? En plus de deux « frontières » maritimes avec l’Italie et l’Espagne. Comment voulez-vous aussi être premier pays par la superficie en Afrique, dans le monde arabe et le pourtour de la Méditerranée et être à l’abri des tentations ?  

     Les réunions épisodiques du Haut Conseil de Sécurité répondent à ce souci premier. De l’infiniment grand à l’infiniment petit, tout procède par des voies détournées pour vous mettre genou en terre. On l’a constaté, depuis le début de l’année, les provocations n’ont pas cessé : El Guergarat, consulats dans les territoires sahraouis occupés, « attaques » synchronisés au sein des instances onusiennes, Pegasus, drones aux frontières, alliances contre-nature, concessions à l’entité sioniste de se placer sur la bordure de votre maison, etc. 

    Le complot contre l’Algérie existe depuis au moins 2011 et le Printemps arabe. La théorie des dominos (le premier avait été le domino libyen, puis malien, la Tunisie et l’Egypte avaient suivi, l’Algérie avait résisté à la tourmente) avait grincé, alors que Sarkozy prédisait dans l’oreille de ses alliés au Golfe qu’elle tomberait « dans moins d’une année ». Mal lui en prit, la stratégie n’étant pas une science exacte, c’est lui qui tomba le premier. 

   Avec les effets nocifs de la « normalisation », la présence inquiétante des Israélites à nos portes, les menées de sous-sol qui prennent des tournures et des nuances inattendues, le jeu devient plus détourné, plus pervers. Les alliances qu’Alger contractent avec les pays amis vont dans le sens d’une autre stratégie de contrepoids, qui, par des moyens pacifiques, signent une guerre de basse intensité contre ces stratégies de nuisance qui sont loin de ne vous vouloir que du bien…

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