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En finir avec les pénuries récurrentes

Les résultats livrés par la commission des affaires économiques, du développement, de l’industrie, du commerce et de la planification de l’Assemblée populaire nationale à l’issue de l’enquête sur la pénurie de certains produits alimentaires de large consommation menée sur le terrain  à travers quatorze wilayas frontalières confirment ce que la presse en particulier et les citoyens en générale disent de ces pénuries depuis des années.

Monopole dans la distribution, faux chiffres et fausses déclarations des producteurs, spéculation illicite, dérèglement dans les importations, contrebande aux frontières…ces raisons et bien d’autres encore auxquelles la commission d’enquête parlementaire a abouti ont été déjà dénoncées par le passé par tout le monde, du journaliste au simple citoyen !  Mais jusqu’à présent toutes ces anomalies pourtant identifiées depuis longtemps et qui concourent à la création d’une atmosphère instable dans le pays et à la provocation de troubles sociaux ne sont toujours pas surmontées en dépit de l’arsenal juridique mis en place pour y remédier.

La contrebande aux frontières, les manigances des producteurs qui préfèrent importer de la matière première alors qu’elle est produite localement, le refus d’application par les grossistes du décret exécutif n°77 qui oblige le commerçant à vendre l’huile de table à un prix fixé et plafonné par l’État… tout le monde est au courant de tous ces dépassements antinationaux, mais on n’arrive toujours pas à y mettre fin ! Ces manœuvres ne peuvent plus continuer, car elles vont à l’encontre de la stabilité du pays, de l’intérêt de la nation et du peuple.

Les investigations parlementaires ont mis de façon officielle le doigt sur la plaie. Et des remèdes efficaces doivent être apportés dans les meilleurs délais pour protéger le pays de ces dérives qui ne profitent qu’aux forces antipatriotiques et aux spéculateurs. C’est évident les réseaux du tout-import et de la contrebande habitués à amasser des sommes colossales sur le dos du trésor public et de l’économie nationale ne vont pas facilement baisser les bras, et ils feront tout, comme par le passé, pour maintenir la permissivité et l’anarchie qui dominent encore le marché pour  siphonner davantage les caisses de l’État.

Maintenait que la lumière sur les causes principales des pénuries est faite, que les instigateurs et les parties qui les alimentent sont connus, tout doit être mis en œuvre pour y mettre fin. L’Algérie doit sortir définitivement de ces pénuries récurrentes, le plus souvent simulées, qu’elle vit depuis les années quatre-vingt.

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