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« Micmacs » dans les élections du renouvellement partiel du Conseil de la nation

Tebboune désigne les membres du Tiers présidentiel au Conseil de la nation

Selon Mohamed Charfi, président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), le nombre de candidats aux élections du  renouvellement partiel du Conseil de la nation qui se dérouleront samedi, s’élève à 475 candidats représentant 22 partis politiques et listes indépendantes. Il a fait savoir en outre que 90% de ces candidats sont âgés de moins de 60 ans.

Dans des joutes de sous-sol d’une extrême intensité, mais qui ne laissent entendre que peu de bruits, les alliances vont bon train. Dans une conférence de presse animée hier, Lamine Osmani a dénoncé ce qu’il a qualifié d’ « alliances contre nature », entre des formations aux idéologies totalement opposées au nom des « intérêts convergents ». Osmani faisait certainement allusion à l’appui donné par le FLN au FFS dans ces élections, alliance qualifié par certains d’ « antinomique » étant donné les positions de l’une et de l’autre de ces deux formations.  

En outre, des candidats écartés pour avoir eu des liens avec l’argent douteux, sans que leur remplacement ne soit à l’ordre du jour. En effet, le président de l’ANIE, Mohamed Charfi a affirmé que son autorité a rejeté 43 dossiers de candidats sur 503 déposés « pour avoir eu des liens avec l’argent douteux », rappelant que le remplacement de ces derniers n’est pas prévu par la loi électorale en vigueur, qui sera appliquée pour la première  fois aux élections de renouvellement partiel du Conseil de la nation.

Abordant la question du rejet des dossiers de certains candidats et du non remplacement de ces derniers, qui a provoqué la colère de certains partis politiques participant aux élections du renouvellement partiel des membres du Conseil de la nation, Charfi a souligné que « la loi est claire dans ce sens » , d’autant que 29 des cas de rejet concernent des candidats de partis politiques.

Il a précisé que 43 candidatures ont été rejetées « en raison de l’absence dans le dossier d’une lettre de recommandation concernant un cas, et de liens avec l’argent douteux pour le reste des candidats ». Suite au recours devant les juridictions administratives qui  » ont révoqué trois (3)  décisions de refus », puis un appel devant le Conseil d’Etat qui a également annulé « 10 décisions », 30 dossiers ont été définitivement rejetés.

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