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Damas s’imbrique dans le projet de « réconciliation interarabe »

Damas s’imbrique dans le projet de « réconciliation interarabe »

 Le président syrien, Bachar al-Assad, a renouvelé son soutien et sa reconnaissance aux efforts inlassables du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à réunir les pays arabes et à promouvoir les valeurs de coopération et de solidarité dans l’espace arabe.

Assad s’exprimait lors de la réception du chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, en visite de travail à Damas en sa qualité d’envoyé spécial du président de la République.

Damas avait exprimé son souhait de restaurer la sécurité et la stabilité de la Syrie et sa position naturelle sur les scènes régionales et internationales. Le président Bachar al-Assad a exprimé ses profonds remerciements et sa gratitude et a réaffirmé les sentiments d’affection, d’estime et de confiance que la Syrie porte aux dirigeants et au peuple algériens, compte tenu des liens historiques étroits qui unissent les deux pays et peuples frères. Et pour les attitudes constructives et positives adoptées par l’Algérie face à la crise syrienne depuis son origine.

La rencontre a constitué une occasion renouvelée de passer en revue les relations historiques de fraternité et de coopération entre les deux pays. Et échanger des points de vue et des analyses sur la situation actuelle sur la scène arabe. Et des perspectives de renforcement des relations entre les pays de la région afin de pouvoir relever les défis communs qui se posent actuellement dans divers domaines.

 La Syrie était et demeure une équation importante dans le jeu de stratégie moyen-oriental, d’où l’empressement récent des Emirats arabes unis à se réconcilier avec Damas. Pendant longtemps, avec l’Algérie, l’Egypte et la Libye de Kadhafi, la Syrie a constitué le Front de résistance arabe face à l’hégémonisme américano-israélien dans le monde arabe. 

Le « Printemps arabe » et le déferlement des groupes armés soutenus par les Occidentaux ont ravagé le pays sans pouvoir le déboulonner. Avec l’aide de quelques pays arabes, dont l’Algérie, et le soutien militaire de la Russie, la Syrie est toujours sur pied. Ce qui nous prouve que la théorie des dominos occidentale ne fonctionne pas à tous les coups. Ce qui prouve aussi que le retour des pays arabes au premier plan peut devenir une réalité, à un moment où la guerre en Ukraine a fragilisé l’Europe et permis l’émergence de nouveaux pôles politiques et militaires qui auront leur mot à dire dans la prochaine étape.  

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