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Raïssouni, le bouffon du roi

Les oulémas algériens « déboulonnent » Raïssouni par ses fondements

 Le secrétaire général du Conseil suprême islamique, Boumediene Bouzid, a dénoncé les déclarations du président de l’Union internationale des savants musulmans, Ahmed Raissouni, à propos de l’Algérie.

  Dans un long article publié sur sa page Facebook, Boumediene Bouzid a qualifié les déclarations hostiles de Raissouni de  » sédition de l’histoire et de la mémoire », estimant que « les cheikhs directs et indirects de Raissouni sont connus pour leur sagesse et leur patriotisme constructif, comme Muhammad ben Taher ben Achour et Allal El Fassi, en allusion à l’élève désobéissant et ingrat.

   Il a souligné que l’appel du président de l’Union internationale des savants musulmans au djihad à Tindouf, n’engageait que sa personne : « Il aurait dû tenir compte de sa position, de son statut scientifique et de son rôle religieux dans la réconciliation entre musulmans et l’appel à la paix et à la fraternité. ” Il a également critiqué les tentatives répétées des secrétaires à la tête du syndicat d’en faire une plate-forme de conflits politiques, ce qui contredit l’esprit de la Charte islamique adoptée par le syndicat il y a des années, qui appelait à renoncer à la violence, aux combats et discorde. -dit l’orateur-

Le Secrétaire général du Conseil islamique suprême a conclu en disant : « Il est odieux pour nous de dire quelque chose qui gâcherait notre avenir et notre nation à cause de cela, et nous serions comme ceux que l’Imam Abu Hamid Al-Ghazali a appelés (mauvais savants). »

A Alger, les chefs de partis politiques islamistes, Makri, Bengrina et Boujerra Soltani, de même que le président de l’Association des oulémas musulmans, Abderrezak Guessoum, ont largement condamné l’appel de Raïssouni, considérant le fait au mieux, un agissement injustifiée, et au pire, une immersion impromptue dans le monde politique et une prise de position antinomique avec l’islam. 

Prédicateur du Makhzen, Raïssouni appelle à marcher sur Tindouf

Le président de l’Union internationale des oulémas musulmans, le marocain Ahmed Raïssouni, vient encore de se fourvoyr dans une impasse d’où il lui sera difficile de sortir. Selon lui, les Marocains seraient prêts par millions aux sacrifices ultimes pour marcher sur Tindouf. « Le peuple marocain est prêt à marcher sur Laayoune et Tindouf. Il est prêt à y rester des semaines entières », a-t-il dit, en réponse à une question sur la question du Sahara occidental.

Pire encore, Ahmed Raissouni , qui se revendique comme un disciple d’Allal el Fassi et qui a remplacé au poste du président de l’Union Youssef Al Qaradaoui s’est attaqué à la Mauritanie dont il qualifie l’existence d’erreur. «Le Maroc doit redevenir comme avant la colonisation européenne, dont la Mauritanie ne faisait pas partie ». Enfin pour Ahmed Raissouni, la question du Sahara est une «fabrication de la colonisation, tout comme la Mauritanie ».

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