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Une rentrée scolaire et des interrogations

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Le mystère entourant la date de la rentrée scolaire vient enfin d’être levé. Le Conseil des ministres qui s’est tenue dimanche dernier a fixé officiellement la date de la rentrée scolaire pour le mercredi 21 septembre 2022. Ceci va mettre un terme aux interrogations et aux supputations des parents d’élèves qui n’ont jamais vécu une telle situation de flottement et de black-out autour de la rentrée des élèves.

Le ralentissement de la pandémie à laisser croire à de nombreux parents que cette présente année se déroulerait selon les normes et les calendriers habituels et aurait lieu autour du 4 septembre, mais contre toute attente la rentrée a été prolongée jusqu’au 21 septembre, ce qui annonce déjà que cette année scolaire n’échapperait pas, comme l’espéraient les parents, aux triturations et autres instabilités qui ont caractérisé les deux années scolaires écoulées.

Vu les nouveautés qui seront introduites cette années, à l’exemple de la dotation progressive en tablettes électroniques de près de 1600 écoles primaires à travers le pays et de l’introduction de l’enseignement de la langue anglaise , les défis pour assurer un enseignement de qualité qui rompt avec les relâchements des années précédentes, seront encore plus complexes.

Si l’on ajoute à ces nouveautés, les écoles ravagées par les flammes et celles non encore prête en raison des chantiers inachevés pour recevoir les élèves, on peut se faire une idée sur les conditions dans lesquelles va se dérouler cette nouvelle rentrée sociale de l’an III de la pandémie du Covid-19. Les problèmes sociaux-professionnels des travailleurs du secteur sont un autre élément qu’il faut prendre en compte dans l’équation complexe de cette nouvelle année scolaire. L’effritement du pouvoir d’achat et les salaires des travailleurs algériens considérés parmi les plus faibles en Afrique et dans le monde arabe seront certainement de la partie.

Des syndicats du secteur qui s’agitent depuis des mois pour imposer une révision du statut particulier en harmonie avec leurs principales revendications, affichent déjà leur colère face à la perte de leur pouvoir d’achat. La baisse continuelle de la valeur du dinar et la hausse vertigineuse des prix des produits ont réduit de moitie les salaires des fonctionnaires à telle enseigne que beaucoup n’arrivent plus actuellement à subvenir aux plus essentielles de leurs besoins. Une situation intenable qui risque de provoquer des remous au sein des établissements scolaires.

Le président Tebboune a bien fait de rappeler lors du dernier Conseil des ministres qu’il y aura une augmentation des salaires à partir de janvier 2023. Cela va immanquablement atténuer l’ardeur des nombreux syndicats qui veulent faire de cette rentrée sociale, un moment de grogne sociale.

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