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Attaques cybernétiques potentielles contre les sites nationaux 

Les attaque cybernétiques annonce une « guerre électronique d’usure »

L’accord de coopération militaire, électronique et informationnelle israélo-marocain est entré en vigueur depuis longtemps, avec la signature des faux accords dits d’Abraham. Ce qui a été annoncé récemment n’est que la face médiatique de l’affaire. 

Cependant, ce que cette annonce médiatique comporte d’inquiétant, c’est de passer à l’action immédiatement après mise sur la place publique de cette forme de coopération.

Le contexte politique régional et les faits qui se sont enchaînés depuis deux ans commandent à penser que l’Algérie sera la cible première et privilégiée de cet accord.

D’ailleurs, dans son édition du 18 janvier courant, commentant la coopération entre le Maroc et Israël, Jeune-Afrique parle carrément de « guerre électronique ».

À l’occasion du premier comité de suivi de la coopération de défense entre les deux pays, Rabat et Tel-Aviv sont convenus de renforcer leur collaboration dans plusieurs domaines militaires.

De toute évidence, l’Algérie s’est prémunie contre ces attaques cybernétiques par des outils propres et adéquats. Mais les sites d’information algériens en ont-ils fait autant ?

Évidemment, ce ne sont pas tous les sites qui seront mis sous la loupe pour tenter d’en travestir le contenu et d’en provoquer le blocage, beaucoup d’entre eux ne présentant aucun poids pour motiver pareille action. 

Ce sont surtout les sites « pesants », qui présentent une ligne nationaliste claire, appuyée sur de l’information et de l’analyse et qui convainc son lectorat, qui aura à craindre de cette bataille silencieuse, où les claviers remplaceront les fusils et le savoir-faire informatique les systèmes de défense.

Aussi, avec la coopération entre le Maroc et Israël dans la « guerre électronique », il y aura de sérieux risques d’attaques cybernétiques. De toute évidence dans cette nouvelle guerre « soft », les attaques cybernétiques seront un prolongement de la guerre politique et diplomatique.

En ces temps d’espionnage à l’échelle planétaire, où tout le monde épie tout le monde, l’univers du renseignement se déploie de la manière la plus inattendue qui soit. Si le Maroc fait appel à la High Tech israélienne pour surveiller son puissant voisin de l’est, Israël innove sans cesse pour trouver la faille. Il est vrai que l’Algérie est sous la loupe depuis longtemps, mais la normalisation avec Rabat a fait précipiter les choses.

Depuis près d’une année maintenant, le jour où Rabat a choisi d’officialiser la présence du renseignement israélien à nos portes ouest, le Mossad tente incursion sur incursion pour avoir l’ «information utile » sur l’Algérie, de l’intérieur.

Pégasus n’a constitué qu’une partie des poupées russes, le Mossad agissant à l’intérieur de l’espionnage marocain par le biais de l’unité 8-200, une unité de renseignement de l’Armée de défense d’Israël, responsable du renseignement d’origine électromagnétique et du décryptage de codes.

Sociétés écrans, geeks et faux pavillons travaillent au profit d’Israël et des pays alliés dans la région maghrébo- sahélienne dans une guerre du clavier qu’il serait utile pour le journaliste d’observer, à défaut de connaître et de s’en prémunir.

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