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L’Exécutif décide de délier les cordons de la bourse

Marché financier: Une batterie de mesures incitatives instaurée par la loi de finances 2024

L’Exécutif a élaboré une loi de finances rectificative, en projet, sur la base d’un baril de brut à 60 dollars. Il y prévoit des dépenses globales en hausse de 6,7%. En valeur, il les a portées à 14.706,8 milliards de dinars, soit une hausse de 920 milliards de dinars par rapport à la loi de finances principale (LF23).

De même, il a fait passer les recettes budgétaires de 7 901,9 milliards de dinars à 8 926 milliards de dinars dans le projet de loi rectificatif 2023, tirée vers le haut par une augmentation de 557,8 milliards de dinars de la fiscalité pétrolière, à la faveur d’une reprise prévisionnelle estimée à 6% des exportations d’hydrocarbures.

La loi rectificative en projet intègre la prise en charge des augmentations salariales décidées par l’Etat pour une enveloppe de 578,91 milliards de dinars, du programme de renforcement des capacités de stockages de céréales à travers des autorisations de programmes (AP) de 328, 55 milliards de dinars et des crédits de paiements (CP) de 228,55 milliards de dinars, ainsi que l’inscription et la réévaluation d’opérations dans le secteur des travaux publics pour des AP de 246,22 milliards de dinars et des CP de 199,77 milliards de dinars, destinée notamment aux projets du complexe de phosphate intégré (PPI) et celui de la voie ferrée pour le transport du minerai de fer de Gara Djebilet (Tindouf) vers Béchar.

Le projet de loi de finances en question induit également de nouvelles dispositions législatives visant surtout à favoriser l’investissement, la lutte contre l’évasion fiscale et le protection du pouvoir d’achat des citoyens. Sont prévus en ce sens des réductions de droits de douanes sur l’importation de viandes, la fixation d’une redevance locative annuelle sur les concessions foncières à 1/33 de la valeur vénale du bien concédé, ainsi que de nouvelles mesures visant à simplifier les procédures fiscales.

Le pouvoir donne un coup de pousse au pouvoir d’achat

Le gouvernement justifie ses choix budgétaires, revus à la hausse, par le fait que «l’économie nationale observe une amélioration des équilibres interne et externe, en raison du redressement des marchés pétroliers où les cours de l’or noir ont atteint 81 dollars en moyenne durant l’année 2023». Selon ses prévisions, la balance des paiements va enregistrer un excédent de 7,1 milliards de dollars, soit une hausse de 3,4% du PIB, contre le montant de 5,7 milliards prévu dans la loi initial.

Au chapitre des dispositions douanières, le projet de loi de finances rectificative prévoit l’application d’une taxe douanière réduite aux viandes fraîches réfrigérées bovines et ovines, soumises jusque‐là au taux normal de 30%. La disposition, qui sera appliquée avec effet rétroactif à compter 1er mars 2023, a pour objectif de
conformer à la législation les instructions des pouvoirs publics visant à réguler le marché des viandes et stabiliser les prix, notamment durant le mois de Ramadan, indiqué le gouvernement.

Les prix de la viande se sont envolés. Des prix hors de portée des consommateurs. Figurent aussi d’autres dispositions de soutien au développement des infrastructures publiques, ainsi que des dépenses à caractère social, comme la délivrance de la neuvième tranche de la prime Covid‐19, la rentrée scolaire, des allocations pour les personnes à mobilité réduite, etc….

Le gouvernement tente à travers ces mesures de soutenir le pouvoir d’achat des ménages.

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