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Cessez-le-feu immédiat à Ghaza: L’Algérie dépose un projet de résolution au Conseil de sécurité de l’ONU

Le Conseil de sécurité de l’ONU demande une enquête sur les charniers de Gaza

L’Algérie a mis «en Bleu» le projet de résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation en Palestine, notamment dans la bande de Ghaza, lequel sera soumis au vote des membres du Conseil ce mardi. Le projet de résolution appelle à un cessez‐le‐feu immédiat à Ghaza, théâtre d’agressions sionistes barbares depuis le 7 octobre 2023. Sauf que les Etats‐Unis ont déjà brandi leur veto contre ce projet de résolution.

Washington a annoncé dimanche dernier qu’un projet de résolution algérien pour un cessez‐le‐feu à Ghaza « ne sera pas adopté » s’il est soumis au vote du Conseil de sécurité dans sa forme actuelle, laissant entendre qu’ils émettront un « veto » contre la résolution.

En effet, l’ambassadrice américaine auprès des Nations Unies, Linda Thomas‐Greenfield, a déclaré dans un communiqué publié sur le site officiel de la mission que les États‐Unis travaillaient depuis des mois pour « parvenir à une solution durable au conflit à Ghaza afin que les Israéliens et les Palestiniens puissent vivre côte à côte. », selon ses propos.

Elle a ajouté : « Dans une tentative de construire cet avenir, les États-Unis travaillent sur un accord d’otages entre Israël et le Hamas qui apporterait une période de calme immédiate et durable à Ghaza pendant au moins 6 semaines, nous donnant le temps de prendre les mesures nécessaires pour construire une paix plus durable.

L’ambassadrice US a souligné que « le président américain Biden a lancé plusieurs appels la semaine dernière, avec le Premier ministre (Benjamin) Netanyahu et les dirigeants de l’Égypte et du Qatar, pour faire avancer cet accord. » La représentante de Washington a estimé que l’accord sur lequel son pays travaille « représente la meilleure opportunité de réunir tous les otages avec leurs familles et de permettre une cessation à long terme des combats, ce qui permettra d’obtenir davantage de nourriture, d’eau, de carburant, de médicaments et d’autres produits de première nécessité pour atteindre les civils palestiniens qui en ont désespérément besoin. »

Concernant la position américaine sur la proposition algérienne, Thomas‐Greenfield a déclaré que la proposition « n’atteindra pas ces résultats, et pourrait même entrer en conflit avec eux, et nous avons fait part à plusieurs reprises de cette préoccupation à nos collègues du Conseil ». Elle a poursuivi : « Pour cette raison, les États‐Unis ne soutiennent pas une action sur ce projet de résolution, et s’il est soumis au vote sous sa forme actuelle, il ne sera pas adopté. »

L’ambassadrice croit, selon la logique américaine, que « les autres parties donnent à ce processus les meilleures chances de succès, plutôt que de compromettre les mesures et la possibilité de parvenir à une solution durable aux hostilités ».

Début février dernier, des sources diplomatiques américaines ont indiqué aux agences de presse internationales que l’Algérie avait distribué aux membres du Conseil de sécurité un projet de résolution appelant à un « cessez‐le‐feu à des fins humanitaires », basé sur la décision de la Cour internationale de justice du 26 janvier, qui oblige l’entité sioniste à appliquer les mesures de la Convention internationale visant à empêcher la commission d’un génocide et à garantir le droit des Palestiniens à la protection.

Le projet de résolution algérien renouvelle également son « rejet du déplacement forcé des civils palestiniens, y compris des enfants, car il constitue une violation du droit international humanitaire ».

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