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L’Alliance maghrébine algéro-tuniso-libyenne désarticule les plans du Maroc

L’Alliance maghrébine algéro-tuniso-libyenne désarticule les plans du Maroc

Une grande offensive est opérée depuis deux semaines par la diplomatie parallèle marocaine, en vue de desserrer l’étau qui commence à lui tordre le cou. Première destination, la Mauritanie. Mais là aussi, les choses ne marchent pas pour Rabat, car Nouakchott reste rétive à la politique marocaine de « normalisation » et beaucoup de points de divergence fracturent une meilleure coopération.

Comme on le sait, la réunion de concertation tripartite entre l’Algérie, la Tunisie et la Libye, la première du genre, tenue récemment à Tunis, avait abouti sur la nécessité d’unifier les positions et d’intensifier la concertation et la coordination pour renforcer les facteurs de sécurité, de stabilité et de développement dans la région et accroître sa résilience face aux mutations régionales et aux crises internationales successives.

C’est un acte de naissance d’un Maghreb arabe réunifié.

Dans le Communiqué final du « Sommet de Tunis », les dirigeants des trois pays, à savoir les Présidents Abdelmadjid Tebboune, Kaïs Saïed et le président du Conseil présidentiel libyen, Mohamed Younes El‐Menfi, réunis au Palais de Carthage, sont convenus de « l’organisation périodique de cette réunion, en alternance entre les trois pays afin de hisser les relations bilatérales privilégiées qui lient chaque pays à l’autre vers une nouvelle étape qualitative axée, au‐delà du cadre bilatéral, sur la réflexion et l’action collectives ».

Ce Maghreb arabe nouveau look n’est pas fermé pour le Maroc, puisque le Pacte de Carthage dit que cette coalition reste ouverte, mais c’est le Maroc lui‐même qui s’est disqualifié en se mettant en dehors des fondamentaux de cette Alliance maghrébine, laquelle s’attache « à l’indépendance des décisions nationales, émanant de la volonté de leurs peuples respectifs, la solidarité, la justice et l’équité dans les relations internationales et l’égalité de tous devant le droit international ».

En se jetant dans les bras de l’entité sioniste, en foulant aux pieds la volonté d’indépendance d’un autre Etat du Maghreb, le Sahara occidental, le Maroc s’est mis lui‐même en dehors de l’Unité du Maghreb.

Evidemment, il tente de parasiter, voire dynamiter cette Alliance, mais, pour lui, le temps joue en sa défaveur : le retour au premier plan des dossiers palestinien et sahraoui l’a inexorablement condamné à quémander chèrement l’aide improbable des lobbyistes, des intrigants et des coulissiers

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