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Accord militaire Algérie-Tunisie: Le chef de l’Etat remet les pendules à l’heure     

Après le président tunisien Kaïs Saïed, le président Abdelmadjid Tebboune a tenu à remettre les pendules à l’heure concernant la polémique née autour d’un document falsifié présenté comme un accord militaire secret entre l’Algérie et la Tunisie. Il a réaffirmé le respect de l’Algérie pour la souveraineté tunisienne et la solidité des relations bilatérales, dénonçant toute tentative de déstabilisation visant à semer la zizanie entre les deux pays.

Après le président tunisien Kaïs Saïed, le président Abdelmadjid Tebboune remet également les pendules à l’heure concernant la polémique née de la diffusion d’un document présenté à tort comme un accord militaire secret entre l’Algérie et la Tunisie.

Une mise au point faite lors de son discours annuel devant les deux chambres du Parlement réunies. Devant les députés et les membres du Conseil de la nation, le président de la République a d’emblée tenu à rappeler la nature des relations entre Alger et Tunis.

« La Tunisie ne fait pas partie des normalisateurs et de ceux qui se sont rués pour le faire », a-t-il affirmé, désignant sans les nommer les acteurs à l’origine, selon lui, d’une campagne visant à nuire à l’amitié entre les deux pays.

Une déclaration qui s’inscrit dans la continuité de ses prises de position passées, notamment lorsqu’il avait dénoncé la normalisation de certains États arabes avec Israël à la faveur des accords d’Abraham signés en 2020 entre Abou Dhabi et Tel-Aviv.

Le chef de l’État a ensuite évoqué ce qu’il considère comme une manœuvre délibérée pour fragiliser la Tunisie en l’isolant de son principal voisin. « Ils croient qu’en la coupant de l’Algérie, la Tunisie sera une proie facile. Ils ne connaissent pas les Tunisiens », a-t-il lancé. Abdelmadjid Tebboune a dénoncé une « tentative de déstabilisation » visant à la fois la Tunisie et « l’amitié algéro-tunisienne », estimant que certains cherchent à « nous diviser et à semer la zizanie ».

Il a rappelé à ce titre que la sécurité des deux pays est « liée ». Face aux accusations d’ingérence qui ont circulé après la publication du document falsifié, le président algérien s’est voulu catégorique.

« L’Armée nationale populaire (ANP) n’est jamais rentrée » et « ne rentrera jamais » en Tunisie, a-t-il assuré, ajoutant : « Je ne me suis jamais mêlé des affaires intérieures de la Tunisie ».

Abdelmadjid Tebboune a insisté sur le respect de l’Algérie pour la direction tunisienne et pour la souveraineté de ce pays voisin. Le document en question, largement relayé sur certaines plateformes et par des médias de l’opposition tunisienne, prétendait détailler un accord militaire autorisant l’armée algérienne à pénétrer jusqu’à cinquante kilomètres à l’intérieur du territoire tunisien pour poursuivre des groupes terroristes.

Il avançait également la possibilité pour l’ANP de participer au « rétablissement de la stabilité institutionnelle » en Tunisie en cas de troubles, en neutralisant des « groupes séditieux ». Ces allégations avaient déjà été formellement démenties, le 18 décembre, par le président tunisien Kaïs Saïed, qui avait rejeté le contenu de ce document présenté comme un accord officiel entre les deux pays.

En réalité, l’Algérie et la Tunisie ont signé, le 7 octobre dernier, un accord dans le domaine de la défense qui constitue une actualisation de celui conclu en 2001.

Un cadre de coopération bilatérale présenté par Alger et Tunis comme classique et conforme aux relations de bon voisinage, loin des interprétations alarmistes qui ont alimenté la controverse.

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L'express quotidien du 31/12//2025

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