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Ce qui change en 2026

Révision encadrée des prix des carburants, relèvement du SMIG et de l’allocation chômage, maintien des subventions et prolongation des exonérations fiscales sur plusieurs produits de large consommation, l’Etat entend ainsi concilier maîtrise des équilibres financiers et préservation du pouvoir d’achat.

L’ajustement des prix à la pompe appliqué depuis le début de l’année, vise à garantir l’approvisionnement continu du marché national et à couvrir les coûts de production et de distribution croissants, souligne le ministère des hydrocarbures et des mines,  assurant que «le Trésor public continue de supporter la majeure partie du prix final pour préserver le pouvoir d’achat et soutenir les activités économiques».

Dans un communiqué, publié vendredi, 2 janvier, le ministère ajoute que «cette approche vise à établir un équilibre entre l’impératif d’assurer la continuité et la qualité du service public dans ce secteur et la protection des consommateurs contre la fluctuation des prix des carburants, qui n’ont pas évolué depuis 2020, et qui demeurent parmi les plus bas et les plus stables au niveau international».

Le ministère note en outre que «malgré cet ajustement, « Sirghaz » demeure le carburant le plus économique, son prix étant toujours quatre fois inférieur à celui de l’essence, ce qui confirme la volonté de l’Etat de continuer à encourager ce choix écologique et économique».

L’ajustement, qui s’inscrit selon la même source, dans le cadre de l’application des textes législatifs et réglementaires en vigueur, concerne le prix de l’essence, qui passe de 45,62 DA/litre à 47 DA/L (+1,38 DA), celui du gasoil, qui passe de 29,01 DA/L à 31 DA/L (+1,99 DA), et celui du GPL carburant, qui passe de 9 DA/L à 12 DA/L (+3 DA).

Il est à savoir que l’Autorité de Régulation des hydrocarbures ( ARH) dispose de prérogatives,  dans le cadre de  la loi hydrocarbures n° 19-13 et le décret exécutif n° 21-63  lui permettant de  réajuster les prix des carburants et du GPL sur le marché national.

La nouvelle année apporte par ailleurs une série de mesures visant à soutenir le pouvoir d’achat, à améliorer le cadre de vie des citoyens et à contribuer au renforcement de l’économie nationale, tout en assurant l’approvisionnement du marché en produits de base. 

Le président Tebboune avait annoncé plusieurs mesures dont l’augmentation de l’allocation chômage qui passe de 15 000 DA à 18 000 DA et l’ajustement du Salaire National Minimum Garanti (SMIG) augmenté à 24 000 DA à partir de janvier 2026.

Une revalorisation des pensions de retraite est également attendue.  La  Loi de Finances pour l’année 2026,  introduit en outre plusieurs dispositions visant à maintenir la stabilité des prix à la consommation, notamment à travers la prolongation jusqu’au 31 décembre 2026 des exonérations fiscales et des droits de douane appliqués sur l’huile brute de soja, le café, les légumes secs et les viandes blanche et rouge.

Il s’agit aussi de la prolongation jusqu’au 31 décembre 2026 de l’application du taux réduit de 5% des droits de douane sur les opérations d’importation de cheptels bovin et ovin, vifs destinés à l’abattage, ainsi que les viandes fraîches réfrigérées bovines et ovines sous vide.

L’exonération fiscale est également prolongée pour les opérations de vente de légumes secs et du riz importés, ainsi que pour  les fruits et légumes frais, les œufs de consommation, le poulet de chair et la dinde produits localement.

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L'express quotidien du 07/01//2026

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