En fin de mission, l’ambassadrice des États-Unis en Algérie, Elizabeth Moore Aubin, a été reçue mardi par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. À l’issue de cette audience, la diplomate américaine s’est exprimée devant la presse, livrant un message empreint d’émotion, de reconnaissance et de bilan.
Passant en revue les principaux axes de coopération entre Alger et Washington, Mme Aubin n’a pas caché l’attachement profond qu’elle dit avoir développé pour l’Algérie au fil de ses quatre années passées à Alger. « Ce pays remarquable et son peuple resteront à jamais dans mon cœur », a-t-elle confié, visiblement émue.
La diplomate a insisté sur la solidité des relations bilatérales, qu’elle a qualifiées de « profondes, durables et en constante évolution », fondées sur des valeurs partagées, le respect mutuel et des objectifs communs.
Elle a notamment mis en avant les progrès réalisés dans les domaines économique, culturel, académique et agricole, tout en soulignant l’élargissement des partenariats entre les deux pays. Sur le volet sécuritaire, Mme Aubin est revenue sur un moment symbolique fort : l’iftar organisé à bord d’un navire de la marine américaine, amarré au port d’Alger.
Un événement qu’elle a présenté comme une illustration concrète de la confiance mutuelle et du partenariat stratégique entre les deux nations. Elle a également rappelé la signature, en janvier 2025, d’un accord de coopération militaire, renforçant les formations conjointes, les échanges entre forces de sécurité et la collaboration opérationnelle.
La coopération économique a, elle aussi, occupé une place centrale dans son propos. L’ambassadrice a salué la participation remarquée de l’Algérie au sommet SelectUSA 2025, avec la plus importante délégation jamais envoyée par le pays. Un signal fort, selon elle, de « l’intérêt croissant des opérateurs algériens pour le marché américain et pour le renforcement des échanges commerciaux bilatéraux ».
Fidèle à une constante de ses interventions, Elizabeth Moore Aubin a rappelé l’ancrage historique des relations algéro-américaines, évoquant le traité de paix et d’amitié signé en 1795, dont le 230e anniversaire a été célébré récemment.
Elle a également cité la reconnaissance précoce de l’indépendance algérienne par les États-Unis et le rôle clé joué par l’Algérie dans la médiation de la crise des otages américains en Iran en 1981, autant d’épisodes illustrant la singularité et la longévité de cette relation.
Convaincue que les deux pays peuvent aller encore plus loin, la diplomate américaine s’est dite confiante quant à l’avenir du partenariat bilatéral. « Où que je sois et quelle que soit la fonction que j’exercerai, je resterai une amie de l’Algérie », a-t-elle assuré, concluant son intervention par un chaleureux « Yaatikom saha », prononcé avec un accent qui n’a pas manqué de susciter la sympathie.
En quatre ans, Elizabeth Moore Aubin a sillonné 57 wilayas, multipliant les rencontres avec les responsables locaux, les acteurs économiques, culturels et sécuritaires, ainsi qu’avec la société civile.

