9.4 C
Alger

Progrès social au Maghreb: L’Algérie en tête

L’Algérie se hisse en tête des pays du Maghreb dans l’édition 2026 du Social Progress Index, avec un score de 67,62/100 et une 79e place mondiale sur 171 pays. Portée par la solidité de ses services essentiels, elle devance la Tunisie et le Maroc, tout en affichant des marges de progression sur les opportunités, la qualité du bien-être et la modernisation des services publics.

L’Algérie arrive en tête des pays du Maghreb dans l’édition 2026 du Social Progress Index (SPI), avec un score global de 67,62 points sur 100, se classant 79e sur 171 pays. Elle devance la Tunisie, créditée de 66,53 points (89e), et le Maroc, qui obtient 63,19 points (99e), selon les fiches pays du classement international.

Conçu pour mesurer le progrès social indépendamment du seul niveau de revenu, le SPI repose sur une série d’indicateurs de résultats regroupés en trois grands piliers : les besoins humains de base, les fondations du bien-être et les opportunités. À l’échelle régionale, la position de l’Algérie s’explique principalement par la robustesse de ses services essentiels.

Sur le premier pilier, celui des besoins humains de base, l’Algérie enregistre un score de 85,37 points, la plaçant au 53e rang mondial. Ce niveau est nettement supérieur à celui de la Tunisie (79,64 – 90e) et du Maroc (81,30 – 80e).

Les indicateurs détaillés font apparaître des résultats maximaux sur plusieurs dimensions clés : l’accès à l’électricité, noté 100/100 (1er rang), et la sous-alimentation chronique, également évaluée à 100/100 (1er rang).

L’accès à l’eau et à l’assainissement atteint 83,74 points (52e rang), confirmant un socle de services de base relativement solide à l’échelle internationale. Le logement constitue également un point d’appui avec 89,91 points (37e rang), même si l’indice souligne, à travers un indicateur de perception, que la question de l’accessibilité financière demeure sensible pour une partie des ménages. En agrégeant l’ensemble des dimensions, l’Algérie se positionne ainsi en tête du trio Algérie–Tunisie–Maroc.

Cette performance se reflète également dans la comparaison continentale. Le communiqué de l’édition 2026 cite, à titre de repères, l’Afrique du Sud (91e), le Nigeria (137e) et l’Éthiopie (151e), situant l’Algérie devant plusieurs pays majeurs du continent africain dans la hiérarchie globale de l’indice. Le deuxième pilier, celui des fondations du bien-être, place l’Algérie dans une zone intermédiaire, avec un score de 65,36 points (88e rang), là encore supérieur à celui de la Tunisie (63,51 – 98e) et du Maroc (58,46 – 113e).

La connectivité ressort comme un facteur favorable, l’indicateur relatif aux utilisateurs de téléphonie mobile atteint 100/100 (1er rang), traduisant une diffusion quasi universelle des usages.

À l’inverse, l’indice met en évidence une faiblesse persistante sur les services publics en ligne, avec un Online Services Index bas dans la fiche algérienne, renvoyant aux enjeux de digitalisation administrative et d’amélioration de la relation usager.

Sur le plan de la santé, l’Algérie obtient 58,80 points (70e rang), un niveau intermédiaire qui signale à la fois l’existence d’un socle et des marges d’amélioration en matière de qualité et d’équité. Le troisième pilier, celui des opportunités, apparaît comme le plus déterminant pour les évolutions futures de classement.

Il recouvre les questions de libertés individuelles, d’inclusion sociale et d’accès à l’éducation avancée. Sur cette dimension, l’Algérie affiche un score de 52,12 points (97e rang), supérieur à celui du Maroc (49,80 – 108e), mais inférieur à celui de la Tunisie (56,44 – 76e).

À l’échelle internationale, le SPI 2026 place la Norvège en tête du classement mondial (1re place), offrant un point de comparaison sur le niveau atteint par les pays les plus avancés en matière de progrès social.

Sans transposer mécaniquement des modèles très différents, l’indice rappelle que les meilleures performances reposent sur une combinaison durable entre efficacité des services publics, qualité de vie et capacité à transformer la croissance économique en bien-être mesurable. Sur le plan méthodologique, le Social Progress Index s’appuie sur un cadre structuré et transparent.

Il a fait l’objet d’un audit statistique du Joint Research Centre (JRC) de la Commission européenne et sert de base à un indice régional utilisé en Europe comme outil complémentaire d’analyse du progrès social.

Comme tout classement composite, ses résultats restent toutefois sensibles aux choix de pondération, à la disponibilité des données et aux écarts de couverture statistique.

Les résultats de l’édition 2026 dessinent ainsi pour l’Algérie un profil marqué par la solidité des besoins de base, un avantage comparatif au Maghreb et une position africaine compétitive.

Les leviers de progression apparaissent principalement du côté des opportunités, de la modernisation des services et de l’amélioration qualitative du bien-être.

Articles de meme catégorie

L'express quotidien du 29/01//2026

Derniers articles