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Coopération algéro-nigérienne: C’est la relance !

L’état d’avancement du projet stratégique de gazoduc transsaharien (TSGP) et la poursuite des activités de Sonatrach au Niger, dans la région de Kafra, étaient au centre de la visite effectué, hier, par le ministre d’État chargé des Hydrocarbures et des Mines, M. Mohamed Arkab, dans le pays voisin.

Une visite qui augure de la relance de la coopération économique dynamique entre les deux pays, au vu des nombreux projets en cours, notamment dans le secteur énergétique.

M. Mohamed Arkab, qui s’est entretenu avec son homologue, M. Hamad Tinni, au siège du ministère du Pétrole à Niamey (capitale du Niger), a notamment réaffirmé «la volonté de l’Algérie de reprendre les activités de Sonatrach, précédemment convenues, relatives au projet d’exploration et de production sur le champ pétrolier de Kafra, par le biais du groupe Sonatrach et de ses filiales », indique un communiqué du ministère des Hydrocarbures et des Mines.

La réunion a également permis aux deux parties d’aborder «l’état d’avancement du projet stratégique de gazoduc transsaharien (TSGP), d’en examiner les différents aspects et de faire le point sur la mise en œuvre des décisions prises lors des réunions entre les trois ministres chargés des hydrocarbures d’Algérie, du Niger et du Nigeria », souligne le communiqué.

Les discussions, élargies aux membres des deux délégations, donc des représentants du ministère nigérien du Pétrole et de la Compagnie nationale nigérienne du pétrole (SONIDEP), ont porté sur «les derniers développements des activités de Sonatrach au Niger, en particulier sur l’avancement de son projet d’exploration et de production sur le champ pétrolier de Kafra, dans le nord du pays», note le communiqué.

Étaient également présents à cette réunion, le P-DG de Sonatrach, M. Noureddine Daoudi, le DG de Sonatrach International Holding Company (SIPEX), M. Bouarara Cherif, des fonctionnaires du ministère, le chargé d’affaires et des représentants du corps diplomatique accrédités auprès de l’ambassade d’Algérie à Niamey, selon le communiqué diffusé par le ministère des Hydrocarbures et des Mines.

A rappeler que le gazoduc transsaharien (TSGP) est au centre de la coopération enclenchée depuis plusieurs années entre l’Algérie, le Nigeria et le Niger. Les trois parties avaient notamment signé, à l’issue de la quatrième réunion ministérielle du comité de pilotage du projet, tenue en février 2025 à Alger, des accords visant à accélérer la réalisation du projet.

Il s’agissait d’un contrat «de mise à jour de l’étude de faisabilité du projet, d’un contrat de compensation et d’un accord de non-divulgation (NDA) entre les sociétés d’énergie des trois pays». Un état des lieux avait été fait régulièrement, à Alger, Niamey et Abuja, entre les trois partenaires pour la relance du projet stratégique.

Le gazoduc transsaharien qui devrait s’étendre sur plus de 4 000 km,  permettrait d’acheminer 20 à 30 milliards de mètres cubes de gaz, depuis le Nigeria via le Niger, sur environ 840–850 km, puis les infrastructures existantes dans notre pays vers le marché d’export européen.

La coopération énergétique entre l’Algérie et le Niger se déploie aussi, depuis 2005, à travers Sonatrach International (SIPEX BVI), filiale du groupe Sonatrach, suite à la conclusion d’un accord portant sur une licence d’exploration sur le gisement de Kafra, situé au nord du pays, et couvrant plus de 23 000 km². La zone d’exploration au Niger est mitoyenne du permis Tafassasset côté algérien, appartenant à Sonatrach.

L’accord initial entre les deux parties a été transformé en contrat de partage de production (PSC) en 2015, puis actualisé en février 2022, dans l’objectif de permettre une meilleure évaluation du potentiel en hydrocarbures du bloc Kafra, suite à une découverte d’huile, à l’issue des travaux de forage d’exploration.

Pour ce qui est des détails techniques, le premier puits d’exploration KFR-1 – dont le forage a démarré le 28 décembre 2017 – a montré, en 2018, en sus de la découverte d’huile, l’existence de réservoirs à huile lourde (densité 0,99), pour un volume en place en P2 de 168 millions de barils, selon les données fournies par Sonatrach.

Le second puits, KFRN-1, foré en 2019, a permis, selon Sonatrach, la mise en évidence de 400 millions de barils d’huile très riche en paraffine (Waxy Oil) pour une densité de 0.88 à 15.56°. Les volumes d’huile actualisés à l’issue du deuxième forage sont de l’ordre de 100 millions de barils en place en 2P ».

En 2024 le groupe Sonatrach avait annoncé la reprise des activités pétrolières au Niger et ce, suite à des réunions à Niamey, avec la société nigérienne de pétrole (Sonidep S.A). Les deux parties ont également procédé à la signature d’un protocole d’accord portant sur le développement de capacités locales en matière de formation et d’expertise technique, et l’étude de projets pétrochimiques, raffinage et production d’électricité.

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L'express quotidien du 29/01//2026

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