Dans une cérémonie abritée par le Centre international de conférences Abdelatif-Rahal, le Premier ministre Sifi Ghrieb a officiellement lancé, hier, le dispositif national de gouvernance des données. Ce lancement constitue un moment fort pour la transformation numérique du pays, que le chef du gouvernement a justement qualifiée d’option souveraine et stratégique, loin d’être un simple ajustement technique.
Pour Sifi Ghrieb, ce dispositif revêt une importance stratégique majeure tant au plan national qu’au plan international. Au plan national, ce dispositif constitue à la fois un pilier de l’attractivité du pays vis-à-vis des investisseurs et un levier pour accélérer la transformation et le développement de l’économie numérique.
A cet égard, Sifi Ghrieb a expliqué que ce dispositif établit « un cadre institutionnel et juridique clair et fiable garantissant la clarté des règles, la stabilité législative et la protection des données ». Ce cadre va renforcer la confiance des acteurs économiques, qu’ils soient nationaux ou étrangers, tout en facilitant l’accès à des données fiables et exploitables.
On attend de ce dispositif un encouragement massif à l’innovation, l’émergence de nouveaux modèles économiques numériques, une meilleure interopérabilité des systèmes, et, surtout,une accélération globale de la transformation numérique. Le Premier ministre a souligné le rôle fondamental des données en tant qu’outil d’innovation.
Effectivement, ce dispositif comprend des méthodes élaborées pour apprécier, indexer, classer, organiser les modalités d’accès, orienter l’exploitation et réutiliser les données en toute sécurité. Autant de dispositifs à même de générer de la valeur ajoutée, de favoriser les opportunités d’investissement et de soutenir un développement durable fondé sur le numérique.
Sur la scène internationale, l’objectif de ce dispositif est d’aligner l’écosystème numérique national sur les normes et bonnes pratiques mondiales reconnues. A terme, cela doit renforcer l’interopérabilité des systèmes et favoriser la coopération transfrontalière, ce qui aboutira à positionner l’Algérie comme un partenaire crédible et actif dans l’espace numérique global.
« Ce n’est pas un choix conjoncturel, mais une décision mûrement réfléchie pour affirmer notre souveraineté », a expliqué Sifi Ghrieb. Il a tenu, par ailleurs, à rappeler que la réussite de cette entreprise repose sur une responsabilité collective.
Ce qui induit l’implication forte de tous les secteurs, la coordination permanente entre institutions et acteurs, et surtout l’ancrage d’une véritable culture institutionnelle qui traite les données comme un actif stratégique de long terme, à gérer avec rigueur et à valoriser au maximum.
En activant dès aujourd’hui les composantes et mécanismes de ce dispositif, l’Algérie démontre la convergence de ses efforts institutionnels et la solidité de sa coordination.
Une preuve tangible, selon le Premier ministre, de l’engagement progressif et réfléchi dans la transformation numérique, en parfaite adéquation avec la volonté politique affichée par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, et en phase avec les bouleversements technologiques qui redessinent actuellement le monde.
Ce lancement n’est pas qu’un événement anodin et protocolaire. Il marque l’entrée en scène concrète d’un pays qui entend maîtriser ses données pour mieux décider, innover et rayonner. C’est un pas décisif vers une souveraineté numérique affirmée.

