12.1 C
Alger

Le gouvernement enclenche la mécanique d’une véritable industrie automobile

Avec l’installation d’un groupe de travail chargé d’élaborer un référentiel national d’intégration, le gouvernement affiche sa volonté de rompre définitivement avec le simple montage. Il se donne pour objectif de bâtir un véritable tissu de sous-traitance locale, intégré et référencé, et de poser les bases d’une industrie automobile créatrice de valeur et d’emplois durables.

Un groupe de travail chargé de l’élaboration du référentiel national d’intégration dans l’industrie des voitures, des autobus et des motocycles a été installé mardi 17 février par le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb.

La démarche vise à mettre en place un socle pour la création et le développement d’un réseau national intégré de sous-traitants spécialisés dans la fabrication des différentes pièces et des composants liés à cette industrie dans le but d’augmenter progressivement le taux d’intégration nationale.

Le document « contribuera à asseoir une véritable industrie automobile durable et à opérer une intégration effective dans les chaînes de valeur y afférentes », indique un communiqué des services du Premier ministre.

Le texte de référence pour le calcul des taux d’intégration réalisés par les constructeurs leur permettra en outre  » d’obtenir les avantages préférentiels prévus dans le cadre législatif et réglementaire régissant cette activité », selon la même source.

L’initiative contribuera, par ailleurs, « à créer de nouveaux postes d’emploi durables dans diverses branches liées à cette industrie et à renforcer le transfert de technologie, en sus de développer les compétences nationales et de réduire la facture d’importation des pièces détachées et des composants », précise le communiqué.

Avec la relance du dossier automobile, la question du taux d’intégration est au cœur de la stratégie à mettre en place par les pouvoirs publics, afin d’éviter les écueils du passé, dont notamment des opérations de montage à faible intégration industrielle et sans valeur ajoutée économique.

Le référentiel qui sera mis en place par le groupe de travail permettra notamment d’instaurer un cadre clair, et de cibler une trajectoire progressive d’intégration industrielle nationale. L’objectif est en outre de faciliter la création d’un réseau national de sous-traitants en charge de fabriquer des composants mécaniques, électriques, plastiques ou électroniques destinés à l’industrie automobile.

La stratégie, qui vise l’émergence d’une filière automobile solide et durable, devrait s’accompagner également d’un renforcement de la formation, la certification pour impulser la dynamique industrielle et le transfert technologique.

Articles de meme catégorie

L'express quotidien du 19/02//2026

Derniers articles