« Dès le troisième jour du mois sacré, les prix des fruits et légumes ont enregistré une baisse moyenne de 20 DA par kilogramme au sein des marchés de gros et de proximité. Une tendance baissière renvoyée à l’atténuation de la frénésie d’achat constatée la veille du Ramadhan, ainsi qu’au renforcement des opérations de contrôle intensifiées durant tout le mois sacré ».
Habituellement, le mois de Ramadhan marque une forte demande en produits de consommation accompagnée par une hausse record des prix. Sauf que pour le Ramadhan 2026, les autorités compétentes ont pris des mesures afin d’assurer la disponibilité des produits alimentaires de large consommation, de préserver la stabilité du marché et de protéger le pouvoir d’achat des citoyens, garantissant ainsi par ricochet aux citoyens un mois sacré sans pénuries ni flambées injustifiées.
En effet, le ministère du Commerce et de la Régulation du marché intérieur a lancé, dès le 9 février dernier, 560 marchés de proximité répartis à travers 69 wilayas. L’adoption du principe de la vente directe du producteur au consommateur a permis de réduire les intermédiaires et de limiter les surcoûts, particulièrement sensibles à l’approche du Ramadhan.
Selon le ministère, ces espaces proposeront des produits diversifiés à des prix raisonnables et réduits, afin d’alléger la pression sur les marchés habituels et de permettre aux citoyens de faire leurs achats en toute sérénité. » Ces marchés de proximité sont perçus comme une véritable bouffée d’oxygène par les consommateurs.
D’ailleurs, selon le président de l’Association nationale des commerçants et artisans algériens (ANCA), Hadj Tahar Boulenouar, les quantités devant être produites et proposées à la vente durant ce Ramadhan dépasseront largement la demande».
Ce dernier a rassuré « les consommateurs quant à la disponibilité des produits agricoles à des prix abordables », prévoyant une « baisse des prix dans les prochains jours, avec l’entrée en période de récolte et l’abondance des productions », a-t-il ajouté.
Le président de l’ANCA a indiqué dans une déclaration à l’Express que les prix ont affiché hier une tendance baissière. Une baisse qu’il renvoie à l’arrêt de la frénésie d’achat constatée la veille de Ramadhan ainsi qu’au renforcement des opérations de contrôle intensifiées durant tout le mois sacré. M. Boulenouar rappelle que le ministère du Commerce intérieur a prévu un déploiement renforcé des agents techniques chargés de la répression des fraudes, afin d’assurer la régulation du marché et de lutter contre les pratiques commerciales illégales.
Concernant la filière des viandes, les prix des viandes rouges et blanches sont pratiquement inchangés. Au niveau du Palais des expositions où se déroule la sixième édition du Ramadhan au palais, la viande rouge importée du Brésil est proposée à 1 015 DA le kilogramme, tandis que le prix du kilogramme de viande blanche est à 330 DA.
Pour rappel, lors du dernier Conseil des ministres tenu à quelques jours de l’avènement du mois de Ramadhan, le président de la République avait ordonné à l’exécutif de réunir toutes les conditions à même de permettre aux citoyens de passer ce mois dans la sérénité et la quiétude. Il avait également enjoint de «renforcer l’action gouvernementale» durant ce mois béni «afin qu’elle soit positive et efficace face à toutes les préoccupations» des familles algériennes soucieuses de jeûner sans avoir à se saigner.

