14.9 C
Alger

L’Algérie dénonce les doubles standards au Parlement européen

Une session conjointe des commissions sur les affaires politiques, la sécurité, la démocratie, les droits de l’homme, l’humanitaire et l’économie s’est tenue vendredi au Parlement européen, offrant un espace pour décortiquer le nœud gordien entre sécurité globale, respect des droits humains et développement équitable.

L’Algérie était présente avec une délégation parlementaire, et sa voix a résonné comme un appel à l’équité. Au milieu des échanges intenses, les représentants algériens, menés par le député Terbaq Omar, chef de délégation, ont pointé du doigt un « déséquilibre flagrant » dans les priorités de l’Assemblée.

Terbaq Omar a appelé à rééquilibrer les débats et à mettre l’accent sur les questions humanitaires qui ne bénéficient pas d’une attention suffisante au sein de l’espace parlementaire international, à l’instar de la question palestinienne, et en particulier des violations graves commises à l’encontre des habitants de la bande de Ghaza.

Le député a souligné que ses revendications s’inscrivent dans le cadre d’une vision appelant à « la reconstruction d’un système mondial plus juste et plus équilibré, fondé sur l’unité des normes et le respect de la dignité humaine, sans sélectivité ni discrimination ».

Pourquoi ce silence assourdissant sur tant de souffrances humaines et de piétinements des droits de l’homme ? « La sécurité ne se construit pas sur la fragmentation, et la défense des droits de l’homme n’est pas sélective, soumise aux alignements géopolitiques », a-t-il affirmé.

Les débats ont aussi mis en lumière l’escalade des défis sécuritaires, nourris par les crises géopolitiques et leurs ondes de choc humanitaires. Sur le front économique, le débat s’est axé sur l’instabilité et les crises touchant notamment les prix des produits, les chaînes d’approvisionnement et les mutations énergétiques qui creusent les inégalités.

Tous se sont accordés sur le fait que cette sélectivité érode la crédibilité des discours moraux et handicape une sécurité collective véritable. Les peuples, tous les peuples, méritent une attention égale, sans deux poids deux mesures, dans un monde régi par l’État de droit.

La session s’est achevée hier. Mais, c’est certain, les mises en garde des représentants algériens ont laissé une trace. Il est temps d’en finir avec la logique des doubles standards et de rééquilibrer les priorités pour une paix durable.

Articles de meme catégorie

L'express quotidien du 22/02//2026

Derniers articles