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Une équipe de Sonatrach à pied- d’œuvre à Niamey

Une équipe technique de Sonatrach est actuellement à pied d’œuvre à Niamey (Niger), en vue de préparer le lancement effectif du tracé du projet du gazoduc transsaharien (TSGP) sur le sol nigérien.

La visite constitue un prélude à la phase des études détaillées du tracé ainsi qu’à celle de la construction du gazoduc, selon un communiqué de Sonatrach qui précise que « la phase opérationnelle du projet reliant le Nigeria, le Niger et l’Algérie sera lancée à l’issue du mois de Ramadhan 2026, avec la mobilisation de Sonatrach pour la mise en œuvre de ses différentes étapes, conformément aux instructions du président de la République. »

Il s’agit d’abord pour le groupe Sonatrach et de la délégation du ministère des hydrocarbures et des mines de « récolter les données techniques afférentes au projet, au Niger en coordination avec la partie nigérienne, » selon le communiqué du groupe.

L’équipe est chargée d’examiner le cadre légal et réglementaire au Niger, notamment en ce qui concerne la pose de canalisations, les études réglementaires (étude de danger – EDD et étude d’impact environnemental – EIE), ainsi que les permis et les autorisations de construction liés à ce gazoduc.

L’objectif est d’examiner conjointement les premières étapes opérationnelles pour réaliser les études du tracé, tout en tenant compte des résultats préliminaires de l’étude de faisabilité réalisée par le Bureau d’études britannique PENSPEN.

L’ étude, confiée au Consultant, et financée par les trois compagnies pétrolières nationales des pays concernés Sonatrach (Algérie), Sonidep (Niger) et NNPC (Nigeria), portait sur les volets commercial et technique.

Ce dernier point concerne les spécifications du gaz exporté, la capacité du gazoduc et le nombre de stations de compression à installer. L’étude couvrait aussi le planning du projet, la durée nécessaire pour chaque étape, l’impact environnemental (effets sur les zones désertiques, émissions de CO2, etc.), l’impact social, et l’évolution des législations relatives aux hydrocarbures dans les trois pays

Le programme de la visite actuelle de sonatrach au Niger comprend également des rencontres et des discussions techniques avec les responsables de la Société nigérienne du pétrole (SONIDEP) et ceux du ministère nigérien du Pétrole, ainsi que d’autres parties impliquées dans ce projet, indique le communiqué.

Cette démarche « traduit l’engagement de l’Algérie à concrétiser ce projet qui s’inscrit dans le cadre de la consolidation des partenariats stratégiques avec les pays africains et la promotion de la coopération Sud-Sud. Elle reflète également la volonté de l’Etat de renforcer la présence du groupe Sonatrach sur la scène énergétique continentale. Selon le communiqué diffusé par Sonatrach.

Le président de la République, avait annoncé récemment que « le lancement du projet de réalisation du gazoduc transsaharien à travers le territoire nigérien interviendra après le mois de Ramadan, Sonatrach prenant les choses en main pour entamer la pose du pipeline qui traverse le Niger ».

Accélérer la concrétisation du projet

Cette déclaration faisait suite à la visite en Algérie il y a quelques semaines du président du Niger, Abdourahamane Tiani. La visite avait permis de normaliser et de dynamiser les relations bilatérales, ouvrant la voie à une coopération renforcée dans les domaines sécuritaire et énergétique.

Le gazoduc Nigeria–Algérie, ou Trans-Saharan Gas Pipeline (TSGP), constitue l’une des plus importantes infrastructures énergétiques du continent africain. Il permettra d’acheminer, le gaz produit au Nigeria vers l’Europe, via le Niger puis l’Algérie qui dispose déjà des infrastructures nécessaires et de connexions avec le marché européen.

Une fois concrétisé, le gazoduc transsaharien deviendra un levier majeur de développement économique pour le Nigeria, le Niger et l’Algérie, tout en redessinant la carte énergétique du continent africain.

Le gazoduc permettrait de fournir 20 à 30 milliards de mètres cubes de gaz aux marchés mondiaux depuis le Nigeria. Le méga projet de transport de gaz relie les trois pays sur une distance de plus de 4.000 km, dont 1.037 km en territoire nigérian, 841 km au Niger et 2.310 km en Algérie. Il permettra de raccorder les champs gaziers du Nigeria, à partir de Wari sur le fleuve du Niger, au réseau algérien.

Les ministres en charge du secteur de l’énergie  en Algérie, au  Niger et au Nigeria avaient convenu, le 21 juin 2022, lors d’une réunion tripartite dédié au projet, à Abuja (Nigeria), de la pose «des premiers jalons» de ce projet, en prévision de sa concrétisation, après la fin des études techniques.

Un mémorandum d’entente a ensuite  été signé à Alger, en juillet 2022,  en vue de la concrétisation du projet du Gazoduc transsaharien (TSGP). Les trois pays ont affiché, à l’occasion, leur détermination à relancer les études et les différents programmes tracés dans ce cadre.

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