Avec 21 087 projets d’investissement à fin mars, pour un montant total de 67 milliards de dollars et plus de 520 000 emplois à la clé, le pays confirme son attractivité. Cette progression résulte de réformes structurelles et d’une meilleure organisation du foncier, renforçant la confiance des investisseurs nationaux et étrangers.
À fin mars dernier, l’Agence Algérienne de Promotion de l’Investissement (AAPI) a enregistré 21 087 projets d’investissement, pour un montant global de 8 945,8 milliards de dinars, soit près de 67 milliards de dollars, ce qui représente plus de 520 000 emplois à la clé.
Au-delà des chiffres, cette progression traduit une dynamique profonde : un intérêt croissant des investisseurs, en particulier étrangers, et l’émergence de nouvelles stratégies pour mieux structurer et orienter les flux d’investissement.
Cette tendance reflète un regain d’attractivité de l’économie nationale. Grâce à des réformes foncières, à la simplification des procédures et à l’amélioration du climat des affaires, l’Algérie amorce un nouveau cycle économique, avec l’ambition de transformer ce potentiel en projets concrets et réalisations tangibles.
À fin mars, 337 projets impliquant des partenaires internationaux ont été recensés, pour un montant total de 1 385 milliards de dinars (plus de 10 milliards de dollars), générant près de 45 000 emplois directs.
Majoritairement concentrés dans le secteur industriel, ces projets confirment le repositionnement de l’Algérie comme destination crédible pour les capitaux étrangers, notamment dans les segments à forte valeur ajoutée. L’agence a adopté une nouvelle approche pour structurer le flux des investissements et mieux l’orienter vers les priorités nationales.
Cette orientation privilégie les projets à fort impact, notamment en matière de substitution aux importations, d’intégration industrielle et de transfert technologique. Malgré cette dynamique encourageante, certains obstacles subsistent, le premier étant la disponibilité du foncier économique.
Dans les wilayas à forte attractivité telles qu’Alger, Tipaza, Blida ou Boumerdès, l’accès aux terrains reste un frein majeur. Dans certaines régions, l’offre foncière est quasi inexistante.
Pour y remédier, les pouvoirs publics ont entrepris une réorganisation de la gestion du foncier, fondée sur la distinction entre aménagement des zones et attribution des terrains, avec la création d’agences spécialisées.
Cette réforme est essentielle pour rationaliser l’accès au foncier et garantir une allocation conforme aux priorités économiques de l’État.
Parallèlement, l’AAPI s’efforce de rééquilibrer la carte de l’investissement, en orientant les projets vers des wilayas disposant de réserves foncières, comme Oran, Mostaganem, Ouargla ou Tamanrasset.
Outre le foncier, d’autres contraintes persistent, notamment le financement et les procédures administratives. Les investisseurs signalent les délais de traitement des crédits, leur coût et la complexité des autorisations.
Dans ce contexte, la mise en place prochaine du guichet unique de l’investissement est perçue comme un tournant, en centralisant les procédures et en réduisant les délais.
Les 21 087 projets enregistrés à fin mars ne se résument pas à des statistiques : ils illustrent une mutation progressive du modèle économique national, où l’investissement, et particulièrement l’investissement international, est appelé à jouer un rôle moteur.

