Les sorties médiatiques d’un obscur juge prétendument antiterroriste à Paris, vendredi dernier, ressemblent à une véritable cabale orchestrée par la droite et l’extrême droite françaises contre l’Algérie.
Il ne se passe pas un jour sans que certains milieux officiels français, sous couvert de leurs fonctions gouvernementales, s’en prennent aux intérêts de l’Algérie en France, en Europe, et au pays des 1,5 million de martyrs. Depuis plusieurs années, et particulièrement avec la réélection d’Emmanuel Macron, Paris bombarde le torse et sort ses griffes, dans une tentative désespérée d’atteindre la dignité de l’Algérie, allant jusqu’à recourir à une voyoucratie politique et judiciaire pour nuire au pays.
À l’approche de la visite historique du Pape Léon XIV en Algérie, une visite rare dans un pays du Maghreb et d’Afrique, les milieux de l’extrême droite française s’agitent et multiplient les attaques.
Ne pouvant empêcher cette visite papale, qui illustre magnifiquement le dialogue entre les civilisations et la personnalité du Pape, disciple de Saint Augustin l’Algérien, Paris cherche à saborder, sur le plan diplomatique et judiciaire, cette initiative, provoquant l’agacement des milieux racistes et xénophobes français.
Pourquoi, à moins de deux semaines du voyage papal, des responsables français sortent-ils de l’ombre pour accuser l’Algérie de terrorisme d’État ? De quel terrorisme s’agit-il, si ce n’est pour ternir l’image d’un pays résilient, fort de ses institutions et respecté dans le monde ?
Qu’un illustre inconnu du ministère français de la Justice ose accuser l’Algérie, l’Iran et la Russie de terrorisme d’État relève de l’absurde, voire de l’infantile. Il s’agit, en réalité, d’une attaque politique frontale, délibérée et gratuite, alors que le monde assiste impuissant à la destruction systématique de l’Iran par l’axe américano-sioniste, responsable de la mort de centaines d’Iraniens innocents, dont les dirigeants du pays, à commencer par le guide suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei.
Ce juge antiterroriste, qui prétend détecter des actions hostiles contre de pseudo-intérêts américains à Paris ou contre l’Algérie, n’a-t-il jamais vu les atrocités commises chaque jour par les forces US et sionistes en Iran, au Liban et en Palestine occupée, notamment à Gaza ?
En France, la carrière d’un juge obscur peut progresser rapidement lorsqu’il instruit des dossiers infondés contre un pays qui a toujours tenu tête à la France.
Monter des procédures judiciaires pour terrorisme contre l’Algérie constitue en soi un acte ignoble de ce procureur, qui a servi dans les cabinets de deux chefs de gouvernement français, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, ayant reçu en 2014 et 2016 à Paris un adepte reconnu de la torture et des enlèvements politiques au Maroc, Abdellatif Hammouchi, actuel chef de la police marocaine, accusé par l’ACAT d’enlèvements et de torture.
Ce personnage, adoubé par la France, a même été décoré de la Légion d’Honneur par Cazeneuve à Rabat Tirer des balles perdues contre l’Algérie fait partie des plans de la droite française pour régler ses comptes avec un pays qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et qui sait gérer son agenda politique et économique sans pression ni ingérence.
Attaquer en outre l’Iran, déjà agressé par la première puissance militaire mondiale avec le soutien d’Israël, ainsi que la Russie, non membre de l’axe occidental du mal, n’est qu’une manœuvre politicienne qui se retournera fatalement contre ses auteurs, y compris ce juge de service.
Comment interpréter, par ailleurs, le fait que le président français cherche à se rapprocher du Pape Léon XIV avant sa visite en Algérie, afin de plaider pour la libération d’un citoyen français accusé par l’Algérie d’« apologie du terrorisme » ?
Une source proche du ministère des Affaires étrangères algérien dénonce cette vaine agression contre un pays, l’Algérie, que le contexte français délétère érige en bouc émissaire et en dérivatif face aux nombreux défis que la France peine à relever.

