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Alger

L’Algérie salue l’accord de cessez-le-feu au Moyen-Orient

Alger a salué hier l’accord de principe conclu entre les parties concernées pour mettre fin aux opérations militaires dans la région du Golfe et du Moyen-Orient. Dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères, l’Algérie affirme qu’elle « se félicite de ce que les parties concernées soient parvenues à un accord de principe prévoyant la cessation des opérations militaires dans la région du Golfe et du Moyen-Orient ».

Elle ajoute qu’elle exprime « sa profonde appréciation pour les efforts de médiation internationale qui ont permis d’aboutir à cet accord, s’inscrivant dans la voie de l’apaisement des tensions dans la région et de la recherche de solutions durables à l’ensemble des différends qui y persistent ».

L’Algérie appelle à poursuivre cette dynamique et insiste sur « un engagement positif et de bonne foi avec la médiation internationale, en vue de garantir une sécurité pérenne et durable dans la région ».

Elle met aussi en garde contre une lecture partielle de la situation et souligne « l’impératif de ne pas négliger les exigences de la sécurité et de la stabilité dans la République sœur du Liban ». Sur le terrain, cet accord intervient après plus de cinq semaines de frappes contre l’Iran. Malgré cette pression, Téhéran a obtenu une trêve de deux semaines avec les États-Unis.

L’accord a été conclu dans la nuit de mardi à mercredi, juste avant l’expiration de l’ultimatum fixé par Donald Trump. Il prévoit l’arrêt des opérations militaires en échange de la réouverture du détroit d’Ormuz.

Avant le conflit, près de 20 % du pétrole brut mondial transitait par ce passage stratégique. L’Iran a accepté sa réouverture, mais dans un cadre strict. Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a précisé que « pendant deux semaines, un passage sécurisé dans le détroit d’Ormuz sera possible, en coordination avec les forces armées iraniennes et dans le respect des contraintes techniques ».

Les premiers effets sont visibles. Deux navires ont déjà franchi le détroit. Mais la situation reste fragile. Les autorités iraniennes ont clairement indiqué qu’elles ne faisaient pas confiance aux États-Unis.

Les Gardiens de la Révolution ont affirmé garder le « doigt sur la gâchette ». Dans le même temps, des tensions ont été signalées dans le Golfe. Le Koweït a évoqué une « intense vague d’attaques » ayant touché ses installations pétrolières.

Les Émirats arabes unis ont fait état de tirs de missiles et de drones. L’Iran a expliqué qu’il s’agissait d’une riposte à des frappes menées après l’annonce de la trêve contre ses propres infrastructures.

Malgré cela, la voie du dialogue reste ouverte. Des négociations doivent débuter au Pakistan. Elles se tiendront avec la médiation d’acteurs régionaux, dont Shehbaz Sharif. Au final, la trêve entre les États-Unis et l’Iran marque une étape importante.

Elle montre que, malgré les frappes, Téhéran a maintenu ses positions et imposé ses conditions, notamment sur le détroit d’Ormuz. Mais la situation reste instable.

Entre méfiance, incidents et frappes au Liban, l’accord apparaît encore fragile et dépendra du respect des engagements dans les jours à venir.

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L'express quotidien du 09/04//2026

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