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Une paix introuvable

Faut-il croire Trump ? Non, bien évidemment ! L’échec des négociations entre l’Iran et les Etats-Unis pour la fin de l’agression américano-sioniste n’en est pas un, du fait même que les Américains ne sont pas partis à Islamabad pour vraiment chercher la paix, mais pour une autre raison, celle d’humilier les Iraniens et les maintenir dans un état de quasi dépendance politique vis-à-vis de l’Occident.

Et, pire, sous la menace militaire constante de l’entité sioniste, qui ne cherche qu’à s’en prendre à un pays qui est le seul à répondre à ses instincts belliqueux par les armes.

En effet, fallait-il s’attendre à un mouvement global des Américains et leur allié sioniste vers la fin de l’agression contre l’Iran et, subséquemment contre le Liban, ainsi que le retour de la paix dans la région quand tout l’arsenal militaire de la première puissance mondiale y est déployé, avec un coût quotidien de deux milliards de dollars, selon la presse US ?

Bien évidemment, autant les américains que les sionistes n’ont en tête qu’un objectif : celui d’empêcher l’Iran d’avoir l’arme nucléaire. Là, il faut se poser la question, simple, de toute façon : Téhéran n’a jamais dit qu’il développe une arme nucléaire, même s’il travaille sur un programme nucléaire que Washington, ses alliés de l’Otan et Israël ont diabolisé.

Pourquoi tant d’acharnement des américains et des européennes à empêcher l’Iran d’avoir l’arme nucléaire quand Israël en a une, et depuis longtemps ?

L’Inde et le Pakistan, deux ennemis mortels d’ailleurs, ont en également, ce qui place cette partie du monde dans la gueule de tous les dangers nucléaires, bien plus que durant les années 1970, durant la guerre froide lorsque les mouvements pacifistes manifestaient à Londres et New York en scandant Better red than dead.

Les négociations avortées d’Islamabad entre Téhéran et les Etats-Unis ont démontré que les américains sont partis avec une seule idée en tête : empêcher les Iraniens et les mettre devant l’obligation de mettre fin à leur programme nucléaire, si jamais il y en a un, et non discuter de la fin de l’agression abjecte contre le peuple iranien.

Washington n’avait-il pas annoncé au début de l’agression que le but recherché était de faire tomber le (régime) iranien et provoquer un changement politique dans le pays ?

Apparemment, la politique américaine si chère à Theodore Roosevelt du ‘’big stick policy’’ n’a pas réussi combien même les américains ont déployé tout leur arsenal militaire dans cette périlleuse et hasardeuse opération.

Trump ne s’est pas engagé dans cette agression militaire avec tous les atouts politiques en main, et aujourd’hui sous le fallacieux prétexte de négociations de paix, il parle de nucléaire et de motivations dangereuses des Iraniens ?

« Nous rentrons aux États-Unis sans être parvenus à un accord », a rapporté le vice-président américain JD Vance lors d’une brève conférence de presse à Islamabad à la fin des négociations, samedi.

Pour lui, l’Iran devait abandonner son programme nucléaire. « Nous repartons d’ici avec une proposition très simple, une approche qui constitue notre offre finale et la meilleure que nous puissions faire. Nous verrons si les Iraniens l’acceptent », a-t-il ajouté, avant de rapidement remonter dans son avion et quitter le Pakistan.

Evidemment, Téhéran a confirmé la fin de ces discussions, estimant que leur échec s’expliquait par les « demandes déraisonnables » formulées par les États-Unis. « Il était évident dès le départ que nous ne devions pas nous attendre à atteindre un accord en une seule session (de négociations).

Personne ne s’y attendait », selon le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei, évoquant « une atmosphère de suspicion et de méfiance ».

Car le climat dans lequel se sont déroulées ces discussions américano-iraniennes, les premières directement depuis la révolution iranienne de 1979, est bien celui de la méfiance, voire de la tromperie côté américain, Donald Trump et ses adjoints étant imprévisibles dans leur démarche, depuis le début de l’agression.

En fait, Washington ne veut qu’une chose, ce que les iraniens n’ont pas accepté : que Téhéran ne puisse jamais se doter d’une arme nucléaire ; pis ne jamais développer de programme nucléaire, même à des fins scientifiques, universitaires et économiques telles que la construction de centrales nucléaires pour la production d’électricité comme cela se fait à travers le monde.

Le pseudo échec, car c’en est pas un, a été en réalité provoqué par les américains qui ne sont pas partis au Pakistan discuter de la fin d’une condamnable agression militaire généralisée, contre un pays, une civilisation, un peuple et son histoire plusieurs fois millénaire, mais pour acculer encore plus les iraniens et provoquer, par les armes ou le chantage politique, la fin de l’indépendance politique, de la souveraineté des iraniens sur leur pays. 

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L'express quotidien du 13/04//2026

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