26.6 C
Alger

Le silence électoral en vigueur à minuit

La campagne électorale pour le renouvellement des 407 sièges de l’Assemblée populaire nationale négocie ses dernières heures dans une ambiance empreinte de civisme et de retenue à l’approche du vote du 2 juillet prochain.

Après des semaines de rencontres, de débats et de promesses, les micros vont commencer à se taire pour laisser place à une période de silence électoral, 72 heures pendant lesquelles la parole de campagne est suspendue, où toute propagande ou diffusion de sondages est proscrite, pour laisser aux électeurs le temps de réfléchir tranquillement avant de se décider.

Depuis son lancement officiel, la campagne a connu un rythme soutenu et a surtout été marquée par une participation active sur le terrain. Partis et candidats ont sillonné villes et villages, multiplié les réunions de proximité et les grands rassemblements.

Les villes comme les communes rurales se sont transformées en arènes démocratiques où se sont exprimées une ferveur militante et une compétition d’idées, mais sans incidents notables.

Cette atmosphère bon- enfant a marqué une campagne qui, pour l’essentiel, s’est déroulée dans le respect des règles et de la responsabilité civique. Les citoyens ont répondu, parfois nombreux, aux meetings, écoutant, questionnant, échangeant avec des représentants venus chercher leurs voix et écouter leurs préoccupations.

Les médias nationaux ont été des acteurs essentiels tout au long de cette campagne. Ils ont couvert l’événement avec professionnalisme, s’efforçant de donner aux citoyens une information équilibrée. Observateurs et autorités relèvent que la campagne s’est déroulée sans incidents majeurs et dans le respect des règles et de la déontologie.

Pour rappel, L’ANIE a révélé que 739 listes, regroupant 9 422 candidats, avaient été validées pour les circonscriptions intérieures. Parmi elles, 613 listes émanaient de 32 partis politiques, une liste était issue d’une alliance partisane, et 125 listes étaient indépendantes.

En revanche, 49 listes, totalisant 746 candidats, ont été rejetées, dont 36 listes partisanes et 13 listes indépendantes. Pour la circonscription de l’étranger, 54 listes, comptant 432 candidats, ont été retenues, réparties entre 47 listes soutenues par 16 partis politiques, une liste d’alliance et 6 listes indépendantes.

Douze listes, représentant 96 candidats et neuf partis politiques, ont en revanche été écartées. Au total, ce sont près de 10 000 candidats qui se sont présentés, dont 2 032 femmes, soit 21 % des postulants.

Les moins de 40 ans représentent 54 % des candidats, avec 5 304 postulants, tandis que 4 673 candidats disposent d’un niveau universitaire, soit 47 % du total. Des chiffres qui témoignent d’une représentation diversifiée et d’une nouvelle génération engagée dans la vie politique.

Quant au silence électoral qui devrait être observé ce mardi, ce n’est pas un simple geste formel. C’est une parenthèse qui vise à protéger l’espace de décision de chaque citoyen, à couper court aux effets d’emballement et à permettre un choix posé.

Ces 72 heures invitent au calme, au dernier temps de réflexion, à la conversation en famille et entre voisins pour peser les convictions personnelles. La campagne laisse derrière elle des images et des rencontres, des places animées, des poèmes échangés, des regards, des mains serrées, des selfies, qui disent plus que les slogans.

Elle a montré que la politique peut se vivre aussi comme un lien social, une occasion de se dire des attentes et d’espérer des réponses. Maintenant, l’essentiel se jouera devant l’urne.

La participation déterminera la portée de ce moment démocratique. D’ici l’ouverture des bureaux de vote, le pays entre dans un silence choisi. Il appartient à chacun d’en faire un temps de responsabilité et de réflexion. Que le choix posé dans l’isoloir reflète la voix de citoyens informés, écoutés et libres.

Articles de meme catégorie

L'express quotidien du 28/06//2026

Derniers articles