Les réalisations socio-économiques inaugurées dimanche à Alger par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à l’occasion du 64e anniversaire du recouvrement de la souveraineté nationale, parmi lesquelles figure un hôpital de chirurgie cardiaque doté des technologies de télémédecine, témoignent des ambitions de l’Algérie et de sa volonté de s’inscrire durablement dans le cercle des grandes nations.
Elles donnent une vision claire de la stratégie de développement mise en place par les pouvoirs publics autour de deux axes essentiels : il y a d’abord la volonté de répondre aux besoins sociaux incompressibles et immédiats du citoyen, aussi bien sur le plan du logement que de la santé, de l’éducation, de la généralisation des techniques de l’information et de la communication et des sciences du savoir.
Il y a ensuite la volonté des pouvoirs publics de rester concentrés sur la mise en place d’une économie forte, d’infrastructures de développement pérennes et de bâtir une architecture solide pour une économie numérique appelée à devenir un incubateur de nouvelles avancées technologiques.
Le président de la République a d’ailleurs clairement expliqué que « les points forts de notre pays résident dans le fait que la majeure partie des dépenses de l’État est consacrée à la réalisation des équilibres sociaux, notamment dans les secteurs de la santé, de l’habitat, de l’éducation et de l’enseignement, des dossiers qui vont de pair en vue d’atteindre l’objectif escompté ».
Cet effort, à la fois financier, matériel et technique, est important. Il est tout aussi crucial pour l’Algérie de maintenir un tel rythme de développement et un tel niveau d’investissements, tant humains que financiers. L’effort financier est considérable et donne la pleine mesure de la politique sociale adoptée par l’Algérie depuis les premiers instants de l’Indépendance nationale.
Il est utile, à ce stade, de rappeler les grands objectifs ainsi que l’effort financier consenti par l’État en direction du citoyen et pour l’amélioration de son confort social. Rien que pour l’année 2026, l’État a prévu, au titre des dépenses, 136 milliards de dollars, soit 17 636 milliards de dinars, principalement orientés vers les besoins sociaux en termes d’équipements de santé, d’hôpitaux, d’infrastructures de base, notamment les routes, l’éducation nationale, l’enseignement supérieur ou encore les projets d’habitat, sous les différentes formules (AADL, LPP, LPA…).
Cet effort financier de l’État restera constant, puisqu’une enveloppe financière est prévue pour les années 2027 et 2028, respectivement de 17 636 et de 18 499 milliards de dinars. Rares sont les pays en développement ou à revenu intermédiaire, notamment au sein des BRICS, à consentir un tel niveau d’investissements financiers dans la seule sphère sociale, qu’il s’agisse de l’habitat, de l’éducation, de la santé, avec la construction d’hôpitaux modernes bénéficiant d’un accompagnement technologique de pointe, de l’enseignement supérieur ou encore des sciences du savoir, de la numérisation en particulier.
L’autre atout de l’économie algérienne réside dans la priorité accordée au front social, et ce sera encore le cas en 2026, avec des rémunérations qui absorberaient 4 466 milliards de dinars, tandis que les dépenses de fonctionnement atteindraient 446 milliards de dinars, les investissements publics étant maintenus à 4 073 milliards de dinars, alors que le service de la dette est fixé à 566 milliards de dinars.
Dès lors, le budget de l’État atteint, pour l’année 2026, près de 16 861 milliards de dinars, et les subventions, sous toutes leurs formes, dont les transferts sociaux, devraient culminer à 5 753 milliards de dinars, dont 420 milliards consacrés à l’allocation chômage. Un tel effort financier mérite d’être souligné, car il donne la pleine mesure de la politique sociale de l’État algérien.
Les réalisations sociales et culturelles inaugurées dimanche par le chef de l’État, à l’occasion des festivités du 64e anniversaire de l’Indépendance nationale, ne constituent, par ailleurs, qu’un des aspects du niveau de développement de l’Algérie et de ses capacités d’investissement lui permettant de financer un développement équilibré, sans recourir à l’endettement extérieur.
Faut-il alors douter des capacités de l’Algérie à mener sereinement une politique sociale qui allie développement et aides sociales aux couches les plus démunies de la population ? Un rappel s’impose : lors de la présentation du projet de loi de finances (PLF) 2026 en Conseil des ministres, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, avait insisté sur la préservation du pouvoir d’achat du citoyen, la transparence économique et la modernisation des institutions.
C’est ainsi que le Conseil des ministres avait adopté le projet de loi de finances 2026, en suivant les orientations fermes du président Tebboune, qui avait exigé que le texte ne comporte aucune mesure susceptible de peser sur le pouvoir d’achat des citoyens.
Le président Tebboune a également exigé du gouvernement qu’il trace « une politique financière claire » pour l’année 2026, afin de garantir « la continuité des flux d’investissement et leur exécution ». Il a également demandé au gouvernement Ghrieb de « sauvegarder les grands équilibres financiers » et de « maintenir les transferts sociaux », qui englobent les subventions des produits de large consommation.

