Enlevé au Niger et détenu pendant deux semaines par un « groupe criminel armé », le ressortissant allemand Ulumaskan Sinan a été pris en charge par les services de l’Armée nationale populaire avant d’être remis aux autorités diplomatiques de son pays.
Le ressortissant allemand Ulumaskan Sinan a été enlevé au Niger, où il a été détenu pendant deux semaines avant d’être pris en charge par les services de l’ANP.
Il est arrivé sain et sauf et en bonne santé à bord d’un avion spécial parti de la base de déploiement secondaire d’In Guezzam, dans la 6e Région militaire, pour atterrir à la base aérienne de Boufarik, relevant de la 1re Région militaire. De là, il devait être remis aux autorités allemandes.
Sinan a raconté les circonstances de sa détention. Il a remercié les autorités militaires algériennes pour l’accueil et les soins qui lui ont été prodigués. Il a surtout exprimé sa profonde reconnaissance envers les hautes autorités du pays, à leur tête le président de la République, chef suprême des forces armées et ministre de la Défense nationale, pour avoir permis son retour auprès des siens.
Hier, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Lounès Magramane, a tenu une conférence de presse en présence de l’ambassadeur d’Allemagne et de Sinan lui-même. Il a rappelé que ces développements couronnent les efforts déployés par les institutions de l’État, en particulier les corps de sécurité relevant du ministère de la Défense nationale.
Dès sa prise en charge, les autorités ont veillé à l’état de santé de l’otage et ont tenu Berlin informé de chaque étape, jusqu’à son retour dans son pays et auprès de sa famille.
Magramane a souligné la continuité de ces opérations avec d’autres libérations d’otages menées par le passé. Elles illustrent le rôle de l’Algérie dans les initiatives de médiation, de dialogue et de concertation, ainsi que son engagement humanitaire à préserver la vie et la dignité de tout citoyen, quelle que soit sa nationalité et où qu’il se trouve.
Dans le même temps, il a réaffirmé la position constante du pays face à l’extrémisme violent, aux actes criminels et terroristes, ainsi qu’aux pratiques d’enlèvement. L’Algérie, forte de son expérience et de son histoire, refuse et condamne le versement de rançons aux groupes terroristes.
Elle s’oppose à toute forme d’extorsion et a activement contribué à la criminalisation de ces pratiques au niveau international. Cette doctrine sécuritaire demeure intangible. Elle repose sur la conviction que le paiement de rançons nourrit le cycle de la violence et porte durablement atteinte à la stabilité régionale.
La sécurité des pays voisins constitue une priorité de l’agenda politique et diplomatique de l’Algérie. Ce qui porte préjudice aux États frères et amis touche inévitablement le pays, conformément aux orientations du président Abdelmadjid Tebboune.
Dans une région confrontée à des défis sécuritaires multiples, la lutte contre les enlèvements et le financement des groupes criminels et terroristes dépasse les frontières nationales. L’ambassadeur d’Allemagne et l’otage libéré, Ulumaskan Sinan, ont exprimé, à cette occasion, leur gratitude envers les hautes autorités algériennes et l’Armée nationale populaire pour les efforts qui ont permis cette remise en liberté.
Cette opération s’inscrit dans une longue lignée d’actions humanitaires et de médiations. Elle rappelle qu’en Algérie, la protection de la vie humaine reste un principe non négociable, défendu sans concession face aux logiques de rançon et aux calculs qui les accompagnent.
