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Alger

L’Algérie réaffirme son soutien indéfectible à la cause sahraouie

À Boumerdès, l’Algérie a réaffirmé son soutien au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, à l’ouverture de la 14e édition de l’Université d’été des cadres du Front Polisario et de la RASD. Une position réaffirmée par le président du Conseil de la nation, Azouz Nasri, et le président sahraoui Ibrahim Ghali, qui ont appelé la communauté internationale, l’ONU et l’Union africaine à assumer leurs responsabilités.

Dans une allocution prononcée en son nom par Ayache Djebablia, membre du Conseil de la nation,  Nasri a insisté sur le fait que les tensions et les crises actuelles dans le monde ne doivent en aucun cas servir de prétexte pour négliger les droits humains ni abandonner les populations sous domination coloniale.

« Les mutations et les défis que connaît le monde, malgré leur accélération et leur gravité, ne doivent pas conduire les peuples colonisés à en payer le prix par l’ignorance de leurs aspirations ou par l’inscription de leurs revendications dans le cadre de conceptions erronées des solutions », a-t-il déclaré.

À ses yeux, « la situation internationale troublée ne saurait constituer un prétexte à la régression du capital moral du système international à l’égard des droits fondamentaux de l’homme et des peuples, ni justifier que les territoires colonisés deviennent des zones de conflit oubliées », a insisté  Nasri.

La colonisation, une menace directe pour la sécurité mondiale

À ce titre, le président du Conseil de la nation a réitéré explicitement les positions inaliénables de l’Algérie en faveur des causes justes. Il a en effet indiqué que la diplomatie algérienne s’attache à rappeler, à toutes les occasions et depuis toutes les tribunes, que l’élimination du colonialisme en Palestine et au Sahara occidental constitue un « devoir et une responsabilité collectifs » et que le droit à l’autodétermination est un « droit imprescriptible et inaliénable », a-t-il martelé.

Azouz Nasri a par ailleurs soutenu que la tolérance envers la puissance occupante met directement en péril la paix et la sécurité mondiales. « L’affaiblissement de ce droit par la complaisance à l’égard de l’État occupant constitue une menace directe pour la paix et la sécurité internationales », a-t-il affirmé.

Dans ce cadre,  Azouz Nasri a expliqué que la question sahraouie constitue un axe essentiel de l’activité de la diplomatie parlementaire algérienne aux niveaux bilatéral, régional et international.

À travers ses deux Chambres, le Parlement algérien œuvre à mobiliser la solidarité des parlements en faveur du peuple sahraoui, à activer la responsabilité internationale afin de le protéger contre les violations, ainsi qu’à préserver ses ressources naturelles contre le pillage systématique à travers des accords commerciaux secrets et suspects.

Il œuvre également à endiguer les campagnes de désinformation et à élargir et actualiser les mécanismes de soutien, tout en se félicitant, à cet égard, de la coopération et de la coordination établies avec le Conseil national sahraoui au sein du Parlement panafricain, que préside l’Algérie.

L’Algérie, insiste Nasri, refuse la « perpétuation du conflit à travers la prorogation de mesures provisoires », ainsi que « la tentative d’imposer des solutions infondées, contournant la légalité internationale et reconfigurant le colonialisme sous une nouvelle forme de domination ».

Le président de la chambre haute du Parlement a, en outre, salué « la résistance, le courage et la constance » dont fait preuve le peuple sahraoui dans son choix, ainsi que son « attachement à ses revendications sous la conduite de son seul représentant légitime, le Front Polisario ».

Nasri considère que cette résistance, qui puise sa force dans la justesse de la cause sahraouie et dans la force de l’unité, « mérite la considération du monde et exige une vaste mobilisation solidaire internationale », à même de barrer la voie au projet de colonisation de peuplement du Makhzen marocain dans la région et de « mettre un terme à ses ambitions expansionnistes fondées sur des prétentions illusoires, rejetées par les témoignages de l’Histoire et catégoriquement réfutées par la Cour internationale de Justice dans sa décision historique et équitable ».

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L'express quotidien du 06/10//2026

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