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L’Algérie, un « partenaire constructif » dans le dossier sahraoui

Depuis New York, le conseiller principal du président américain pour les affaires arabes et africaines, Massad Boulos, a salué le rôle de l’Algérie dans les efforts visant à parvenir à un règlement du dossier sahraoui. Qualifiant Alger de « très bon partenaire » des États-Unis, il a mis en avant le caractère constructif de son engagement dans les discussions, écartant ainsi les accusations faisant de l’Algérie un obstacle au processus diplomatique.

Le conseiller principal du président américain pour les affaires arabes et africaines, Massad Boulos, a clairement rejeté l’idée selon laquelle l’Algérie pourrait faire obstacle aux efforts visant à régler le conflit du Sahara occidental.

Dans un entretien accordé à France 24, en marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, le responsable américain a qualifié l’Algérie de « très bon partenaire » des États-Unis et salué le rôle constructif du président Abdelmadjid Tebboune ainsi que celui de son gouvernement dans ce dossier sensible.

Ces propos interviennent après trois cycles de pourparlers réunissant le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Front Polisario. Massad Boulos a reconnu que ces discussions avaient été constructives et productives, tout en soulignant qu’elles n’avaient pas abouti à un accord définitif.

Interrogé sur la possibilité de parvenir prochainement à une solution, il a répondu sans ambiguïté que Washington ne voyait pas, à ce stade, de règlement à portée de main. Cette position prend une dimension particulière dans un contexte où l’Algérie a longtemps fait l’objet d’accusations politiques et médiatiques relayées par le Maroc et ses soutiens.

Depuis des années, Alger est présenté comme un acteur central du conflit, voire comme un frein aux tentatives de règlement. Les déclarations de Massad Boulos viennent remettre en cause cette lecture et rappellent, au contraire, l’engagement constant de l’Algérie en faveur d’une issue mutuellement acceptable.

Le responsable américain a multiplié les contacts avec l’Algérie. Il s’est rendu à plusieurs reprises dans le pays, notamment en juillet 2025, en janvier 2026 et, plus récemment, en septembre, où il a été reçu par le président Tebboune.

À chacune de ces occasions, il a insisté sur la solidité du partenariat entre les deux pays, notamment dans les domaines de la sécurité régionale, de l’énergie et des opportunités économiques.

Ces visites ont contribué à consolider un dialogue régulier entre Alger et Washington et à souligner le rôle que les États-Unis reconnaissent à l’Algérie dans les efforts de stabilisation du Maghreb et du Sahel. En écartant toute accusation de blocage, Massad Boulos s’inscrit dans une approche diplomatique privilégiant le pragmatisme et la recherche d’un équilibre entre les différentes parties.

Les États-Unis continuent de soutenir une solution négociée conformément aux résolutions des Nations unies, tout en maintenant leur position en faveur du plan d’autonomie marocain. Dans ce cadre, le conseiller américain insiste sur la nécessité de faire avancer les discussions sans exclure aucune des parties concernées et en reconnaissant la contribution positive d’Alger.

Ces déclarations, formulées alors que les efforts diplomatiques semblent marquer le pas, confirment que Washington considère l’Algérie comme un interlocuteur fiable et un acteur important dans la recherche d’une issue au conflit.

Elles ouvrent la voie à la poursuite des échanges, loin des lectures polarisées qui ont longtemps marqué le débat autour du Sahara occidental.

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L'express quotidien du 29/09//2026

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