Soixante-deux ans après les premiers essais nucléaires français dans le Sahara, l’Algérie poursuit le travail d’assainissement des sites contaminés. Une deuxième opération a été lancée à In Ekker, dans la wilaya de Tamanrasset, mobilisant des compétences et des moyens nationaux pour identifier les zones radioactives et collecter les déchets nucléaires.
La deuxième opération d’assainissement du site E2 Béryl, situé à In Ekker, dans la wilaya de Tamanrasset, relevant de la 6e Région militaire, a été lancée hier. Cette opération intervient à l’occasion de la commémoration du 72e anniversaire du déclenchement de la glorieuse Révolution du 1er Novembre 1954.
Dans un communiqué, le ministère de la Défense nationale (MDN) précise que cette intervention s’inscrit dans le cadre des efforts engagés pour la réhabilitation des anciens sites d’essais nucléaires français dans le Sud du pays.
Elle mobilise des compétences et des moyens matériels nationaux, sous la supervision du MDN et en coordination avec l’Agence nationale de réhabilitation des anciens sites d’essais et d’explosions nucléaires français dans le Sud algérien.
Les travaux sont menés conformément aux normes nationales et internationales en vigueur. Le communiqué souligne également les difficultés liées au refus de la partie française d’assumer ses responsabilités et de remettre les documents et les cartographies permettant de localiser les sites d’enfouissement des déchets nucléaires.
Cette situation continue de constituer un obstacle au développement des régions d’In Ekker, dans la wilaya de Tamanrasset, et de Reggane, dans la wilaya d’Adrar.
Malgré ces difficultés, les compétences nationales entendent poursuivre les efforts engagés pour débarrasser le Grand Sud des déchets nucléaires laissés par la période coloniale française et permettre, à terme, la réhabilitation des sites concernés.
Le MDN relève, par ailleurs, que cette opération complexe constitue un véritable défi pour les compétences nationales, auxquelles l’État a mobilisé les moyens humains et matériels nécessaires.
Sa réalisation exige le respect strict des conditions de sécurité et des protocoles en vigueur. Les travaux portent notamment sur l’identification des zones radioactives, la collecte des déchets nucléaires et leur stockage dans des conteneurs en béton spécialement conçus à cet effet.
Ces différentes étapes doivent être réalisées dans le respect des normes internationales afin de garantir la sécurité des interventions. À travers cette nouvelle opération à In Ekker, l’Algérie poursuit ainsi la prise en charge d’un héritage nucléaire dont les conséquences continuent de peser sur les régions du Sud concernées.
