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Les Etats-Unis et l’Iran échouent à trouver un accord

Les États-Unis et l’Iran n’ont pas réussi à trouver un accord. Menées sous médiation pakistanaise, ces discussions se sont soldées par un échec, chaque partie rejetant la responsabilité de l’impasse, même si l’espoir d’un nouveau cycle de pourparlers demeure ouvert.

Les négociations directes entre les États-Unis et l’Iran, tenues à Islamabad sous médiation pakistanaise et ayant duré plus de vingt heures, se sont terminés hier par un échec.

Chacune des deux parties rejette la responsabilité de cette impasse, même si la perspective d’un nouveau cycle de discussions n’est pas totalement écartée.

Pour Téhéran, aucun accord immédiat n’était envisageable. Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei, a évoqué un climat marqué par la « suspicion et la méfiance », rappelant que les divergences nécessitent du temps pour être surmontées.

L’Iran maintient néanmoins ses canaux de dialogue ouverts, notamment avec le Pakistan et d’autres acteurs régionaux, tout en accusant Washington d’exiger des concessions jugées excessives.

De son côté, la partie iranienne estime que l’élargissement des discussions à des dossiers sensibles, comme le détroit d’Ormuz ou d’autres questions régionales, a contribué à compliquer davantage les pourparlers.

Les autorités de Téhéran affirment qu’aucun accord rapide n’était attendu à ce stade. Cette impasse intervient dans un contexte de trêve fragile de deux semaines entre les deux pays, toujours en vigueur mais dont l’avenir reste incertain.

Le Pakistan appelle à son maintien et poursuit ses efforts de médiation, alors que l’échéance de cet accord approche. À l’issue des discussions, le vice-président américain JD Vance a quitté Islamabad en regrettant l’absence d’engagement iranien sur la question nucléaire, tout en évoquant une « offre finale » américaine.

Washington insiste sur la nécessité pour l’Iran de renoncer à ses ambitions nucléaires, tandis que Téhéran dénonce des exigences inacceptables.

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a pour sa part accusé les États-Unis de ne pas avoir su instaurer un climat de confiance, affirmant que des propositions constructives avaient été avancées sans aboutir.

Au-delà du nucléaire, plusieurs dossiers stratégiques ont pesé sur les discussions, notamment la situation dans le détroit d’Ormuz, zone clé du transport mondial d’hydrocarbures.

La montée des tensions militaires dans la région continue d’inquiéter les marchés énergétiques et les acteurs internationaux. Face à cette situation, plusieurs pays appellent à la retenue et à la poursuite du dialogue.

Le Pakistan, médiateur des pourparlers, réaffirme sa volonté de faciliter les échanges et insiste sur la nécessité de préserver le cessez-le-feu en cours, malgré l’échec des négociations.

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L'express quotidien du 13/04//2026

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