Une réunion interministérielle consacrée à la régulation de l’approvisionnement du marché en pommes de terre de consommation a débouché sur un accord avec les représentants de la profession.
Celui-ci fixe le prix de vente au consommateur dans une fourchette de 80 à 90 dinars le kilogramme. La mesure a été transmise par le ministère du Commerce intérieur et de la régulation du marché national aux directeurs du commerce de chaque wilaya, a indiqué une note du département d’Amel Abdelatif.
Dans le cadre du suivi et de la régulation de l’approvisionnement du marché national en produits de grande consommation, le ministère du Commerce Intérieur et de la Régulation du Marché National a émis une note officielle datée du 1er octobre 2026, arrêtant de nouveaux prix plafonds pour la vente de la pomme de terre de consommation.
Cette décision fait suite aux conclusions de la réunion du Conseil interministériel tenue le jeudi 1er octobre 2026. Un accord a été établi en concertation avec les représentants des différentes filières agricoles, les délégués des exploitants agricoles (petites, moyennes et grandes exploitations), ainsi que les opérateurs des chambres froides et de stockage.
Ainsi, les prix de vente au consommateur ont été plafonné entre 80 et 90 dinars le kilogramme. « Suite aux conclusions du Conseil Interministériel réuni le jeudi 1er octobre 2026, un accord a été conclu avec les représentants de diverses filières professionnelles agricoles, les représentants des petites, moyennes et grandes exploitations agricoles, ainsi que les représentants des exploitants de chambres froides, afin de plafonner le prix de vente de la pomme de terre destinée aux consommateurs comme suit : le prix de vente du producteur se situe entre 60 et 70 dinars algériens ; le prix de vente au détail pour le consommateur se situe entre 80 et 90 dinars algériens », précise la même source.
A ce titre, il a été enjoint aux directions du commerce « d’ordonner aux services de contrôle de veiller au strict respect des prix de vente arrêtés à toutes les étapes de la commercialisation », et « de transmettre à l’administration centrale des rapports quotidiens sur la mise en œuvre de cette instruction. »
Il y a lieu de préciser que depuis quelques jours, les prix de plusieurs fruits et légumes s’envolent sur les marchés. Face à cette flambée, les directions de wilaya ont intensifié les inspections sur le terrain depuis jeudi, conformément aux directives du ministère.
Menées conjointement par, la Gendarmerie et la Sûreté nationales, Ces opérations menées par les services de contrôle se multiplient au niveau des marchés de gros sur l’ensemble du territoire national. Une offensive à l’échelle du pays qui traduit la ferme détermination du secteur du Commerce à reprendre le contrôle de la régulation des prix.
Pour sa part, la Fédération nationale des marchés et mandataires grossistes de fruits et légumes, relevant de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), a appelé l’ensemble des commerçants, mandataires agréés et agriculteurs producteurs opérant à travers les marchés de gros à unir leurs efforts afin de contribuer à la baisse des prix des fruits et légumes et à la préservation du pouvoir d’achat des citoyens. Une démarche estime la Fédération qui est « nécessaire » pour contribuer à la maîtrise des prix des produits agricoles et à la protection du pouvoir d’achat des citoyens.
