Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a réaffirmé son engagement à revaloriser les salaires à partir de 2027. Cette augmentation, déjà annoncée auparavant, sera conditionnée par les indicateurs économiques et la capacité du Trésor public à en supporter le coût sans fragiliser les équilibres financiers du pays.
« Je reste fidèle à ma promesse d’augmenter les salaires et cela se fera l’année prochaine, en 2027 », a déclaré le chef de l’État lors de son entrevue périodique avec les représentants de la presse nationale, diffusée samedi soir sur les chaînes nationales de télévision et de radio.
Cette annonce intervient alors que le pouvoir d’achat occupe une place croissante dans le débat public, sur fond de hausse des prix de plusieurs produits de première nécessité.
Le président Tebboune a toutefois précisé que le niveau de la prochaine augmentation ne sera pas fixé arbitrairement. Il dépendra de l’évolution des indicateurs économiques, des recettes de l’État et de la situation du Trésor public.
Deux scénarios sont envisagés pour sa mise en œuvre. Si les conditions financières le permettent, la revalorisation pourrait être appliquée en une seule fois. Dans le cas contraire, elle pourrait être répartie sur deux tranches, afin de tenir compte des équilibres budgétaires.
Le chef de l’État a également rappelé son engagement à concrétiser les 53 % restants des augmentations salariales. Il a réitéré cette promesse, tout en précisant que sa mise en œuvre devra être inscrite dans le budget de l’année prochaine, qui devra prévoir les crédits nécessaires.
Cette annonce intervient après la dernière revalorisation entrée en vigueur au début de l’année. Depuis le 1er janvier 2026, le salaire national minimum garanti (SNMG) est passé de 20 000 à 24 000 DA, soit une progression de 20 %. Cette mesure concerne directement les travailleurs dont la rémunération de base était inférieure au nouveau seuil.
Elle entraîne également le réajustement des primes indexées sur le SNMG ainsi qu’une augmentation des cotisations sociales pour les salariés concernés. L’État a, parallèlement, maintenu l’exonération de l’impôt sur le revenu global (IRG) pour les revenus mensuels imposables n’excédant pas 30 000 DA.
Les travailleurs rémunérés au niveau du SNMG restent ainsi, de fait, hors du champ de cet impôt. La perspective d’une nouvelle hausse salariale en 2027 intervient dans un contexte marqué par les préoccupations liées au pouvoir d’achat et à l’évolution des prix des produits de première nécessité.
Le président Tebboune a d’ailleurs placé cette question sur deux fronts complémentaires : l’amélioration des revenus et la lutte contre la spéculation. Pour les salariés, l’enjeu est celui du pouvoir d’achat réel et de la capacité des ménages à faire face à leurs dépenses quotidiennes, notamment l’alimentation, le transport, la scolarité et les autres charges courantes.
La prochaine revalorisation salariale constituera ainsi un rendez-vous particulièrement attendu en 2027, alors que les ménages restent confrontés à la pression exercée par la hausse des prix.
