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Le gaz, incontournable dans le mix énergétique

Face à l’évolution des besoins et aux impératifs de la transition, l’Algérie défend une approche fondée sur la complémentarité des sources. Le gaz naturel demeure ainsi un levier essentiel pour garantir l’approvisionnement, soutenir l’industrie et réduire progressivement l’empreinte carbone.

« Vers une nouvelle approche du mix énergétique : de la transition énergétique à l’addition énergétique pour garantir la sécurité énergétique, l’accessibilité financière et la décarbonation » : tel est le thème de la 14e édition du NAPEC, qui se tient du 5 au 7 octobre à Oran.

L’ouverture, hier lundi dans la capitale de l’Ouest algérien, du Salon et de la Conférence africains et méditerranéens de l’énergie et de l’hydrogène (NAPEC 2026) a démontré l’intérêt des investisseurs potentiels pour l’amont gazier et hydrocarbures en Algérie.

Après le succès du NAPEC 2024, l’édition 2026 devrait attirer un nombre important d’entreprises et de groupes spécialisés, désireux de répondre à l’appel d’offres lancé par l’ALNAFT dans le secteur des hydrocarbures et d’investir dans les blocs proposés.

À l’ouverture des travaux, le ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a appelé les entreprises, les investisseurs et les opérateurs dans les domaines des services et de l’ingénierie, ainsi que les partenaires technologiques, à tirer parti des opportunités offertes par l’appel d’offres algérien 2026 et à établir des partenariats fondés sur le partage d’expertise, l’efficacité opérationnelle, l’innovation, la promotion du contenu local et la formation des compétences.

La loi n° 19-13 relative aux hydrocarbures « offre un cadre plus attractif et incitatif à l’investissement » dans les domaines de la recherche, de l’exploration et de la production, ainsi qu’à l’adoption de technologies modernes, notamment les techniques de récupération assistée des hydrocarbures, a-t-il expliqué.

L’adoption de ces techniques vise, a-t-il souligné, à accroître les taux de récupération et à assurer une exploitation optimale des ressources, permettant ainsi de développer le potentiel disponible dans le secteur des hydrocarbures et d’en améliorer la rentabilité.

L’appel d’offres 2026 « constitue, après le succès enregistré par l’appel d’offres algérien 2024, une étape importante pour ouvrir de nouvelles perspectives d’investissement et de partenariat, dans un cadre compétitif, transparent et orienté vers le long terme », a-t-il précisé.

Les offres relatives à l’appel d’offres algérien 2026 devront être présentées en janvier 2027, tandis que la signature des contrats est prévue en mars de la même année. Parmi les entreprises présentes à ce salon, il y a lieu de relever la forte présence américaine, avec 17 entreprises.

Celle-ci reflète, selon un communiqué de l’ambassade des États-Unis à Alger, « la profondeur de l’expertise américaine et l’intérêt commercial des États-Unis pour le secteur énergétique algérien ». Les entreprises américaines présentes couvrent différentes étapes de la chaîne de valeur du secteur énergétique en Algérie, notamment « les services et activités de forage en amont, l’achèvement des puits et la production, le contrôle des opérations, les turbines et équipements rotatifs et la production d’énergie, l’ingénierie et la gestion de projets, ainsi que les technologies numériques », a ajouté la même source.

D’autres acteurs et investisseurs du secteur énergétique sont également présents en force au NAPEC 2026. Le salon réunit en effet plus de 450 exposants et 230 intervenants représentant différents acteurs nationaux et internationaux des secteurs des hydrocarbures, de l’énergie, de l’hydrogène et des technologies liées à la transition énergétique.

Par ailleurs, le ministre des Hydrocarbures, abordant la question stratégique de la production de gaz, a expliqué que « le gaz naturel continuera de jouer un rôle important dans le mix énergétique, en tant que source de flexibilité des systèmes énergétiques, levier de valorisation industrielle des ressources et combustible essentiel pour accompagner la transition vers un système énergétique plus efficace et moins émetteur de carbone ».

« Le gaz naturel conservera une place importante dans la couverture des besoins énergétiques, notamment en raison de sa capacité à assurer la flexibilité des systèmes et à accompagner le développement de l’activité industrielle », a-t-il ajouté, avant de relever que « les prévisions internationales font état de la poursuite de la demande de pétrole et de gaz au cours des prochaines décennies ».

Il y a donc nécessité, selon lui, « de maintenir les investissements dans le secteur des hydrocarbures, tout en poursuivant le développement des énergies propres et des technologies à faibles émissions de carbone ».

Il convient ainsi d’adopter « une approche équilibrée du mix énergétique, fondée sur le développement et la complémentarité des différentes sources d’énergie, afin de répondre à la croissance de la demande, tout en améliorant l’efficacité énergétique et en réduisant les émissions » de carbone, a expliqué Mohamed Arkab.

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L'express quotidien du 06/10//2026

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