15.9 C
Alger

La réforme du Conseil de sécurité, un impératif de justice et d’équité

L’Algérie réaffirme son engagement en faveur d’une réforme du Conseil de sécurité de l’ONU fondée sur une représentation plus équitable des régions du monde, notamment de l’Afrique. À travers une position africaine commune, elle plaide pour un système multilatéral plus juste et plus représentatif, où le continent puisse pleinement participer aux décisions internationales, conformément à ses aspirations légitimes.

La réforme du Conseil de sécurité des Nations unies demeure une priorité pour l’Union africaine, qui entend faire valoir ses droits et mettre fin à ce qu’elle considère comme une injustice historique.

C’est dans cette perspective que le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a pris part, hier, à la 14e réunion ministérielle du Comité des Dix (C-10), chargé de défendre la position africaine sur cette réforme.

Les discussions ont porté sur l’évolution des négociations intergouvernementales et sur la nécessité de préserver l’unité de la position africaine. Pour les membres du comité, la cohésion demeure essentielle afin de défendre les intérêts du continent et de renforcer le poids de ses revendications dans les négociations internationales.

Cette démarche s’appuie sur deux textes de référence, à savoir la Déclaration de Syrte et le Consensus d’Ezulwini. Les responsables africains ont réaffirmé leur attachement à ces textes, tout en soulignant l’importance de poursuivre les concertations au sein du C-10.

L’enjeu est de préserver une position commune dans les négociations portant sur la réforme d’un organe central du système des Nations unies. Au-delà de la coordination entre les pays africains, les participants ont insisté sur la nécessité d’intensifier les efforts diplomatiques afin de rallier de nouveaux soutiens à leur démarche.

L’objectif est d’obtenir une représentation juste et équitable de l’Afrique au Conseil de sécurité, pour permettre au continent de participer pleinement aux décisions relatives à la paix et à la sécurité internationales. Lors de son intervention, Ahmed Attaf a souligné « la nécessité de poursuivre le travail diplomatique et de renforcer la mobilisation internationale autour des aspirations africaines ».

Pour l’Algérie, la défense de cette revendication s’inscrit dans une démarche collective visant à garantir au continent une place à la hauteur de son rôle dans la gouvernance mondiale. Les travaux ont été sanctionnés par l’adoption du « Document de Tripoli », qui réaffirme la position africaine commune sur la réforme du Conseil de sécurité et souligne l’impératif de mettre fin à l’injustice historique dont le continent estime être victime.

À travers ce document, le C-10 réaffirme ainsi la détermination des pays africains à maintenir une position unifiée dans les négociations. La poursuite des concertations et la mobilisation des partenaires internationaux demeurent au cœur de cette démarche, avec pour objectif une représentation africaine plus juste et plus équitable au sein du Conseil de sécurité.

Articles de meme catégorie

L'express quotidien du 15/10//2026

Derniers articles