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Les « mauvaises notes » du Complexe d’ El Hadjar

Les « mauvaises notes » du Complexe d’ El Hadjar

Évoquant le complexe sidérurgique El Hadjar, le ministre de l’Industrie Ahmed Zeghdar a indiqué hier, dans un communiqué publié sur sa page Facebook que «depuis sa création, le complexe a bénéficié d’un important soutien financier et d’un accompagnement des pouvoirs publics pour lui permettre de répondre à ses besoins nécessaires au renouvellement et à la réhabilitation des équipements, ainsi qu’à suivre le développement des systèmes de production, et à contribuer à faire face à la demande croissante de produits sidérurgiques sur le marché national ».

Malgré ces efforts et indépendamment de certains résultats enregistrés, le ministre de l’Industrie a indiqué : « Le complexe n’a pas été à la hauteur de ses aspirations, car il n’a pas été en mesure d’améliorer sa position sur le marché national, et encore moins sur le marché régional et étranger, notamment la gestion et la stratégie de développement ».

Abordant la situation financière, le ministre Zeghdar a indiqué que le complexe sidérurgique « est actuellement confronté à de nombreux problèmes financiers pour financer le cycle d’exploitation », précisant que le complexe ne devrait plus trop compter sur l’aide de l’État compte tenu de la situation des finances publiques.

A cet égard, le ministre a précisé : « Compter sur les moyens financiers mis à disposition par l’État pour aider le complexe n’est plus possible au vu des conditions financières actuelles du pays, qui nécessitent le développement d’une nouvelle approche pour remédier aux lacunes constatées et élever le niveau de gestion du complexe, en s’appuyant sur les compétences existantes dans le cadre du dialogue et du travail collectif ».

Dans ce contexte, le ministre a insisté sur la nécessité la réduction des coûts de production en s’appuyant sur l’ingénierie financière, afin d’améliorer la compétitivité; la valorisation des actifs inexploités dans le cadre d’une vision dépendante de la rentabilité économique; la diversification et le développement des produits, notamment ceux à forte valeur ajoutée; le recours aux intrants et matériaux locaux pour réduire les importations et la maintenance préventive pour préserver les moyens de production et prolonger leur durée de vie, ainsi que pour réduire le nombre d’accidents industriels qui conduisent souvent à l’interruption du processus de production.

Le ministre a également insisté sur l’importance de développer des partenariats avec les filiales de divers groupes industriels publics et de rehausser le dialogue avec les différents partenaires, qui doit tendre vers un objectif premier qui est de relever les défis du complexe et d’offrir le climat propice au développement des activités de production à l’abri des tensions.

Il a par ailleurs souligné que «le complexe El Hadjar nous oblige tous à travailler dur et à persévérer pour le sortir de la situation actuelle, qui nécessite de changer certaines mentalités et d’encourager toutes les initiatives qui donneraient une forte impulsion au rythme de production en vue de la phase post-pandémique, qui connaîtra une forte demande de produits industriels après la reprise de l’économie mondiale ».

Et pour conclure, le ministre Zeghdar a noté la contribution du complexe à l’effort national de lutte contre la pandémie de Covid 19, en fournissant environ 5 000 à 7 000 litres d’oxygène par jour au profit des hôpitaux et des établissements de santé.

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