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Santé des travailleurs: Une priorité nationale

« L’investissement dans la santé des travailleurs est un investissement dans l’avenir de la nation. La prévention des risques professionnels n’est pas un fardeau, mais un investissement rentable pour la société, pour l’entreprise et pour l’État », selon le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudène.

Ce dernier a pris part hier à une cérémonie commémorant la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail qui coïncide  avec le 28 avril de chaque année organisée au niveau du centre familial de la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS) à Alger.

La célébration de cette journée mondiale instaurée par l’Organisation internationale du Travail (OIT) constitue une occasion importante pour mettre en avant l’engagement collectif en faveur de la protection de la santé des travailleurs et de la promotion d’une culture de prévention des risques professionnels, considérant le travailleur comme le pilier essentiel du développement économique et social durable, a  soutenu  le ministre de la Santé, précisant  que la médecine du travail n’ était plus une activité d’appoint, mais un pilier stratégique et un outil essentiel dans la prévention des maladies chroniques. «Des pathologies qui  pèsent lourdement sur l’État et l’économie nationale, car elles constituent l’une des causes principales de mortalité précoce et de dégradation de la qualité de vie», constate Aït Messaoudène.

Selon lui, une telle  démarche se traduit par un dépistage précoce des pathologies liées aux conditions de  travail, permettant ainsi d’éviter ces maladies ou d’en limiter les complications grâce à une évaluation anticipée des risques professionnels. L’accent est mis sur la prévention des maladies professionnelles, et plus particulièrement sur la lutte contre les cancers liés au travail. Cela passe par une surveillance médicale régulière des employés exposés, le suivi rigoureux des cas suspects et une action concrète pour améliorer l’environnement professionnel et réduire les facteurs de risque en entreprise, fera- t-il savoir.

Il  a également réaffirmé la mission stratégique du secteur de la santé dans la conception et l’application des cadres réglementaires, notamment pour l’encadrement et le contrôle de l’exposition aux agents  toxiques qui sont des de graves conséquences sur la santé du travailleur. « Cette mission repose sur l’établissement de normes nationales et de valeurs limites d’exposition professionnelle, parallèlement au renforcement des dispositifs de veille sanitaire et environnementale », dira-t-il en substance. Une dynamique qui, à ses yeux, s’appuie sur une étroite coordination avec les départements du Travail, de l’Environnement, de l’Énergie et de l’Industrie, afin d’assurer la conformité des milieux professionnels aux standards nationaux et internationaux.

Et de continuer que « Conscients des enjeux de ce dossier,   nous avons   placé la santé au travail parmi ses priorités stratégiques du ministère de la Santé. Cette volonté se traduit à travers le renforcement de la prévention, le développement du suivi médical des travailleurs et la modernisation des cadres réglementaires relatifs à la protection contre les risques professionnels.  Dans cette optique » a-t-il indiqué, précisant, en même temps que la promulgation du décret exécutif n° 26-143 du 30 mars 2026, relatif à la protection contre les risques liés à l’exposition au plomb ou à ses composés, marquait une avancée majeure.

« En comblant un vide juridique, ce texte offre aux médecins du travail un cadre opérationnel précis, confirmant l’engagement de l’État pour une protection des travailleurs fondée sur une expertise préventive rigoureuse »a expliqué le ministre qui a tenu à rappeler, également,  l’initiative de son secteur concernant l’organisation d’un séminaire national et d’ateliers sur l’élaboration du Plan national stratégique de santé en milieu professionnel 2026–2030 ; l’objectif étant d’adopter une approche nationale intégrée, adaptée aux transformations rapides du monde du travail et basée sur la complémentarité entre les différents secteurs.

Par ailleurs, cette rencontre a constitué une étape charnière pour unifier la vision nationale, actualiser les cadres juridiques, renforcer les systèmes d’information et de veille, et définir des mesures opérationnelles applicables à court et moyen termes.

 « Ces efforts », estime  M. Ait Messaoudene « ne peuvent aboutir  sans une collaboration étroite et pérenne avec le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, partenaire incontournable de la santé professionnelle».

Il expliquera que cette cette synergie  constituait un socle pour unifier les efforts de prévention, améliorer le contrôle des environnements de travail et garantir une meilleure prise en charge des travailleurs.

In fine, le patron de la Santé nationale, a confié que  des chantiers  étaient engagés pour « accroître les compétences des médecins du travail, moderniser les protocoles de surveillance et ancrer une culture de la prévention en entreprise, afin de garantir un environnement de travail sain, tant sur le plan physique que psychologique et social ».

Pour M. Ait Messaoudene, « l’investissement dans la santé des travailleurs est un investissement dans l’avenir de la nation. La prévention des risques professionnels n’est pas un fardeau, mais un investissement rentable pour la société, pour l’entreprise et pour l’État».  Il a ainsi appelé «les employeurs, les représentants des travailleurs, les staffs médicaux et parties concernées  à redoubler d’efforts pour faire de chaque milieu de travail un espace sûr et sain qui respecte la dignité humaine », a-t-il conclu

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