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Béjaïa: Plus de 18 000 ha de couvert végétal détruits par les flammes

Béjaïa: Plus de 18 000 ha de couvert végétal détruits par les flammes

Selon un bilan établi par la Conservation des forêts (CF), les derniers incendies ayant affecté la région de Béjaïa ont parcouru, en quatre jours, plus de 18 000 ha de couvert végétal. La CF de Béjaïa a fait état de 17 communes touchées par les feux, décimant plus de 3500 ha d’arbres fruitiers, 8000 ha de broussailles, 3000 ha de forêts et autant de maquis.

Les dégâts ont été enregistrés surtout sur des terrains privés, avec plus de 10 000 ha de champs brûlés, ce qui explique autant de pertes humaines et de biens chez les particuliers, alors que le domaine forestier national perd encore cette année plus de 4000 ha.

Selon Chanoune El Hachemi, inspecteur des forêts et chargé de la communication de la Conservation des forêts de Béjaïa, «la CF est intervenue depuis le début de la campagne sur pas moins de 80 départs de feu pour empêcher leur propagation».

Cependant, rappelle‐t‐il, «la campagne de prévention et de lutte contre les feux de forêt n’est pas encore terminée, ce qui implique que nos services sont toujours en état d’alerte. Les moyens humains et matériels dont dispose la CF sont mobilisés, et ce, depuis le début de la campagne».

Ainsi, les 16 postes de vigile, relevant de la CF, et émaillant essentiellement les zones à risque ont signalé du 23 au 25 juillet, pas moins de 20 départs de feu déclenchés simultanément, notamment lors de la fatidique journée de dimanche, précise le forestier.

En plus de l’incendie destructeur qui a démarré de Beni K’sila, rasant une partie du littoral ouest, l’autre important foyer n’est autre que celui de Bourbatache, dans le territoire de Fenaïa Ilmaten.

Pour la CF, une enquête est toujours en cours pour déterminer les causes exactes de tous les incendies, y compris celui‐ci, qui a parcouru 7000 ha dans le territoire de Fenaïa Ilmaten et d’El Kseur avant d’atteindre les maquis de la localité de Toudja.

La propagation rapide des flammes a été favorisée par des températures extrêmes et des vents violents, selon Chanoune El Hachemi, rendant l’intervention aérienne impossible durant ce premier jour.

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