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Les sillons de la souveraineté alimentaire

La transformation durable du secteur agricole, dans l’optique de répondre aux défis de la sécurité alimentaire, la création d’emplois, la réduction des importations, et la consolidation de la croissance économique constituent quelques-uns des volets clés examinés par le dernier Conseil des ministres présidé le 11 janvier 2026 par le président de la République.

Au cœur de la stratégie agricole nationale ébauchée par le Conseil des ministre, figurent l’objectif d’étendre la surface agricole cultivée à trois millions d’hectares lors de la campagne 2025-2026, ainsi que le caractère urgent de l’importation de matériel agricole destiné à la récolte, notamment pour les cultures céréalières, le maïs et le tournesol, afin de stabiliser l’approvisionnement du marché.

Le secteur contribue actuellement à hauteur de 14,5 % au PIB national et emploie plus de 2,6 millions de personnes, mais il n’exploite que 8,5 millions d’hectares.

Le gouvernement est en outre encouragé à franchir une nouvelle étape dans la stratégie agricole nationale, en consolidant les acquis récents, et en boostant la modernisation du secteur pour insuffler une nouvelle dynamique et accroître la production, les rendements et la diversification des cultures.

Abdelmadjid Tebboune a ordonné la poursuite de l’organisation et la modernisation du secteur et le maintien, en tête des priorités, de l’objectif d’augmentation du taux de production par hectare.

Il a ainsi instruit le gouvernement «de mobiliser tous les moyens et d’assurer les conditions nécessaires pour augmenter les capacités de production céréalière, au vu de la volonté et de la détermination à moderniser ce secteur stratégique auquel le président de la République attache une extrême importance », indique le communiqué diffusé à l’issue de la réunion.

Le secteur, qui enregistre actuellement un rendement moyen en céréales à seulement 18 quintaux par hectare, a affiché récemment l’ambition d’atteindre, d’ici cinq ans, 35 à 40 quintaux de rendement céréalier par hectare, en tirant profit de l’ampleur du potentiel agricole inexploité et d’une transformation structurelle fondée notamment sur une approche scientifique, la numérisation et la gestion rationnelle des ressources hydriques.

Le Conseil des ministres insiste en outre sur «la nécessité d’adopter les méthodes scientifiques dans toutes les étapes de la culture, selon une stratégie intégrée et avec la participation d’experts et d’ingénieurs agronomes, en tenant compte de la qualité des semences et de la spécificité de chaque région et de ses sols.»

En matière de production de viandes, «le président de la République a ordonné à Monsieur le ministre de l’Agriculture de trouver des solutions appropriées et urgentes pour relancer la production de viandes rouges et blanches, de manière à répondre aux besoins du marché national, en associant les producteurs et les éleveurs », détaille par ailleurs le communiqué du Conseil des ministres.

Sur le plan législatif, il s’agit pour le gouvernement, selon les orientations du Conseil des ministres, de s’atteler à «la révision de la loi d’orientation agricole, y compris les mécanismes d’organisation et de régulation de la production agricole», afin de doter le pays d’un cadre législatif moderne et adapté aux défis actuels, avec la participation de spécialistes et d’experts.

Par ailleurs, «partant du principe que « la terre appartient à celui qui la cultive », Monsieur le Président a réaffirmé l’engagement de l’État à poursuivre la régularisation du foncier agricole au profit des intervenants et de ceux activant sur le terrain, afin d’atteindre les meilleurs niveaux de production », indique également le communiqué.

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L'express quotidien du 13/01//2026

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