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Bande de Ghaza: Vers l’annonce de la phase 2 du plan Trump

Washington veut accélérer la transition vers la reconstruction de Ghaza, en dévoilant un comité technocratique palestinien et un « Conseil de paix » sous tutelle américaine. Mais le financement incertain, l’opposition israélienne au retrait des troupes et le nœud des armes de la résistance bloquent cette deuxième phase du plan en 20 points lancée en octobre dernier.

Les États-Unis prévoient d’annoncer le passage à la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu à Ghaza, marquant un virage de l’arrêt des combats vers la gouvernance et la reconstruction de la bande palestinienne.

Selon des responsables américains cités par le Wall Street Journal, cette « phase 2 » du plan en 20 points impulsé par Donald Trump repose sur une nouvelle structure de gestion : le Comité national pour l’administration de Gaza (CNAG), piloté par 15 technocrates palestiniens chargés des services quotidiens, des infrastructures et de l’éducation.

L’ancien ministre bulgare des Affaires étrangères Nickolay Mladenov, ex-envoyé de l’ONU pour la paix au Moyen-Orient, jouera un rôle pivot. Il nommera un représentant de haut rang au « Conseil de paix » dirigé par Trump et supervisera sa mise en œuvre, assurant la liaison entre le comité technocratique et ce conseil composé d’une douzaine de membres – des « dirigeants des pays les plus importants », selon les mots de Trump prononcés dimanche passé à bord d’Air Force One.

Ali Shaath, ex-responsable de l’Autorité palestinienne, est pressenti pour présider le CNAG, dont la mission exécutive reviendrait à un conseil dirigé par Mladenov. Mais jusqu’à présent, on patine. Le Financial Times évoque un report probable du « Conseil de paix », tandis que des sources citées par des médias arabes soulignent les frictions sur la composition du comité.

L’Égypte a soumis des dizaines de noms, mais Américains et Israéliens n’en ont validé qu’une partie, écartant ceux proposés par l’Autorité palestinienne et les factions.

Au Caire, des délégations palestiniennes devaient rencontrer hier des officiels égyptiens pour trancher : l’Égypte leur dévoilera les noms retenus et le rôle précis du comité. La phase 2 prévoit aussi une force internationale de stabilisation, le retrait israélien et le lancement des reconstructions.

Un diplomate régional cité par le Financial Times souligne que le Comité national pour la gestion de Gaza doit montrer sa capacité à tenir ses promesses et à jouer pleinement son rôle : « L’Égypte, médiateur clé, pousse pour une mise en place rapide », a-t-il indiqué. La position israélienne reste le plus grand obstacle concernant les « armes du Hamas ».

Des Israéliens responsables, actuels et anciens, affirment, dans des réponses au Wall Street Journal, que les armes du mouvement doivent être remises pour qu’il puisse instaurer une gouvernance viable libre du contrôle du mouvement.

L’ancien ambassadeur des États-Unis en Israël, Dan Shapiro, souligne comment de telles demandes sapent les efforts de stabilisation et de résolution du conflit.

Car la Résistance a expliqué que ses armes seront déposées une fois la Palestine entièrement libérée de l’occupation. Tous ces obstacles financiers, sécuritaires et politiques peuvent compromettre l’ensemble du scénario de résolution.

Alors que Trump s’appuie sur une équipe internationale pour redessiner Gaza, la marge de manœuvre reste limitée en raison des multiples exigences israéliennes.

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L'express quotidien du 15/01//2026

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