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L’Algérie lance un deuxième satellite en quinze jours

Quelle belle prouesse technologique que vient de réussir l’Algérie : le lancement d’un second satellite de surveillance spatiale en moins de quinze jours ! En effet, c’est hier samedi 31 janvier 2026 qu’une fusée chinoise Longue Marche a mis sur orbite le satellite algérien de télédétection spatiale Alsat-3B depuis le Centre de lancement de satellites de Jiuquan, dans le nord-ouest de la Chine.

En deux semaines, c’est le second satellite algérien mis en orbite par la Chine. Le premier, Alsat-3A, a été lancé jeudi 15 janvier, depuis la même base chinoise. Le satellite algérien Alsat-3B a été mis en orbite par la fusée porteuse chinoise Longue Marche-2C qui a décollé à 12 h 01 (heure de Pékin, 05 h 01 à Alger). Le général d’armée, chef d’état-major de l’ANP, et ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, Saïd Chanegriha, ainsi que des cadres du ministère de la Défense nationale, de l’Agence spatiale algérienne (ASAL) et des diplomates chinois ont assisté à ce lancement depuis la station de télédétection d’Alger.

« Dans le cadre de la poursuite de la consolidation et du développement des capacités nationales dans le domaine de la surveillance spatiale, et en parachèvement de l’architecture du système de surveillance terrestre à haute résolution Alsat-3, Monsieur le Général d’Armée Saïd Chanegriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale, Chef d’Etat-Major de l’Armée nationale populaire, a suivi, ce samedi matin 31 janvier 2026, au niveau de la station terrestre de télédétection, l’opération de lancement du deuxième satellite Alsat-3B », précise la même source.

Dans un communiqué publié après le lancement réussi de ce satellite algérien de télédétection, le ministère de la Défense nationale a indiqué que le lancement (de ce satellite) entre dans le cadre du ‘’renforcement et du développement des capacités nationales dans le domaine de la surveillance spatiale’’, et ‘’achever la structuration du système de surveillance terrestre de haute précision Alsat-3’’. Alsat-3B sera ‘’principalement utilisé pour l’aménagement du territoire, la prévention et l’atténuation des catastrophes naturelles’’ auxquelles l’Algérie est confrontée, avec la multiplication, ces dernières années, des incendies dévastateurs ainsi que des inondations meurtrières.

Pour Saïd Chanegriha, le lancement réussi d’Alsat-3B fait partie des ‘’réalisations exceptionnelles’’ qui’’ constituent une nouvelle étape importante sur la voie de la construction d’une Algérie nouvelle et victorieuse’’. Auparavant, le jeudi 15 janvier dernier, l’Algérie avait, depuis la même base spatiale chinoise de Jiuqan, dans le nord-ouest de la Chine, lancé son troisième satellite scientifique, Alsat-3A.

Le lancement a été réalisé avec succès et supervisé depuis Alger par le général d’armée Saïd Chanegriha. Ce projet s’inscrit ‘’dans le cadre du développement des capacités nationales liées au domaine de la surveillance satellitaire et en concrétisation du partenariat entre l’Agence spatiale algérienne (ASAL) et la Société chinoise des sciences et des technologies aérospatiales’’, avait indiqué le ministère de la Défense nationale (MDN) dans un communiqué.

Poursuivant ainsi son avancée dans le domaine spatial, à travers notamment le lancement de satellites d’observation et de surveillance de la Terre, l’Algérie a ainsi réalisé avec succès la mise en orbite d’un nouveau satellite d’observation algérien, Alsat-3A.

Ce satellite permettra, selon le MDN, de ‘’disposer de données supplémentaires à travers des capacités satellitaires à très haute résolution, dédiée à l’observation’’, et ‘’consolidera également le dispositif dans le domaine du renseignement géospatial à valeur ajoutée, à l’instar de la cartographie et des modèles numériques de terrain’’. Mieux, ajoute le MDN, ‘’le lancement de ce nouveau satellite, auquel ont contribué des experts algériens, représente également un nouvel acquis venant renforcer les capacités géospatiales de l’Algérie et confirme les efforts consentis par l’Etat algérien dans la perspective de maîtriser les technologies spatiales’’.

Techniquement, Alsat 3A permettra à l’Algérie d’avoir une expertise plus élargie en matière de fourniture de données satellitaires pointues pour la surveillance du territoire, comme il devra consolider le système d’information géographique (SIG) national, et pourra élaborer des cartes plus précises.

Quant à Alsat-3B, il sera dédié notamment à la surveillance spatiale des phénomènes météo, à la détection des catastrophes naturelles, aux aménagements des territoires et à l’hydraulique et les prévisions agricoles.

Pour rappel, l’Algérie avait procédé en 2002 au lancement de son premier satellite dédié à l’observation de la Terre Alsat-1. Après le lancement de son premier satellite d’observation de la Terre  lancé en 2002 avec une expertise et une réalisation algérienne, l’Algérie a ensuite lancé avec succès deux autres satellites, Alsat-2A et Alsat-2B, et mis sur orbite en 2010 et 2016.

Et c’est plus exactement le lundi 12 juillet 2010 que l’Algérie entrait de plain-pied dans l’ère spatiale, avec la mise en orbite de son second satellite d’observation de la Terre, Alsat2A.

Ce satellite artificiel scientifique avait été lancé, rappelle-t-on, grâce à une fusée indienne depuis le centre spatial indien de Sriharikota, situé à Chennaï, au sud de l’Inde. Alsat-2A est un satellite algérien d’observation de la Terre à haute résolution, avec une résolution spatiale de 2,5 m, et s’inscrivait dans le cadre du programme spatial algérien à l’horizon 2020, adopté par le gouvernement en 2006’’, avait indiqué un communiqué de l’ASAL.

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