Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a durci une nouvelle fois le ton à l’égard des Émirats Arabes Unis, dénonçant ce qu’il considère comme des actes répétés d’ingérence dans les affaires internes de l’Algérie.
Le Chef de l’État a livré, lors d’un entretien accordé aux médias nationaux, un réquisitoire sans équivoque contre ce pays qu’il accuse de comportements hostiles.
Interrogé sur les relations de l’Algérie avec plusieurs pays arabes, Abdelmadjid Tebboune a tenu à opérer une distinction claire. Il a décrit les liens avec l’Arabie saoudite, l’Égypte et le Qatar comme étant solides, profonds et empreints de fraternité. À l’inverse, un seul État échappe à cette dynamique régionale apaisée.
Le Président a évoqué, sans le nommer, un « État qui gesticule », dénonçant des tentatives répétées d’ingérence allant jusqu’à, pour la première fois, une implication dans les processus électoraux en Algérie.
Abdelmadjid Tebboune a également révélé que ce pays du Golfe brandit la menace de procédures d’arbitrage international en lien avec ses investissements en Algérie.
Une pression que le chef de l’État a rejetée avec fermeté, affirmant que l’Algérie ne cédera pas face à ce type de chantage économique, avant d’adresser une mise en garde directe sur les conséquences de telles pratiques.
Quelques heures avant la diffusion de l’entretien, l’APS avait annoncé l’engagement formel de la procédure de dénonciation de l’accord sur les services aériens signé en mai 2013 et ratifié fin 2014.
Cet accord accordait aux deux pays des droits spécifiques en matière de navigation aérienne ainsi que des exonérations réciproques au profit de leurs compagnies.

