L’Algérie confirme sa volonté de renforcer sa présence au sein des instances de l’Union africaine, à travers une stratégie d’engagement accru dans les espaces de décision continentaux. Cette dynamique s’inscrit dans une démarche visant à consolider son rôle diplomatique, économique et institutionnel en Afrique, et à contribuer activement aux mécanismes de gouvernance et d’intégration régionale.
L’Algérie a franchi, jeudi dernier à Midrand, en Afrique du Sud, une étape importante dans son engagement continental. Fateh Boutbig, membre du Conseil de la nation, a été élu président du Parlement panafricain pour la législature 2026-2029, avec une large majorité de 119 voix sur 152.
Cette victoire, précédée par un succès au sein du groupe de l’Afrique du Nord, traduit un consensus régional et une reconnaissance au niveau continental. Cette élection s’inscrit dans une stratégie progressive visant à repositionner l’Algérie au sein des instances décisionnelles africaines.
Dans son discours d’investiture, M. Boutbig a affirmé : « Mon élection est la victoire d’une volonté africaine unie ». Il a mis en avant le rôle de l’Afrique du Nord, « pont civilisationnel et géopolitique », ainsi que les atouts de la région, notamment de l’Algérie, dans les domaines de l’énergie, de la sécurité et de la diplomatie.
Cette dynamique s’est déjà illustrée en février 2025 avec l’élection de la diplomate Selma Malika Haddadi au poste de vice-présidente de la Commission de l’Union africaine, une première pour une Algérienne à ce niveau.
L’Algérie a également obtenu un siège au Conseil de paix et de sécurité pour la période 2025-2028, renforçant son rôle dans la gestion des crises, notamment au Sahel. Sur le plan économique et technique, des experts algériens participent activement aux projets de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), du gazoduc transsaharien et de diverses infrastructures régionales.
Dans le domaine sportif, Walid Sadi a intégré en mars 2025 le Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF), mettant fin à plusieurs années d’absence de l’Algérie dans les instances dirigeantes du football africain. Ces avancées traduisent une volonté claire de renforcer la présence algérienne dans les espaces de décision du continent.
Sous l’impulsion du président Abdelmadjid Tebboune, cette orientation confirme l’ambition du pays de contribuer activement à une gouvernance africaine fondée sur la solidarité, la stabilité et l’intégration.
Au-delà du symbole, l’élection de Fateh Boutbig marque un tournant et conforte la place de l’Algérie comme acteur influent au sein du Parlement panafricain, dans une Afrique en quête de voix plus unifiée sur la scène internationale.

