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Primauté de la Constitution et de la loi

Dans son message adressé aux participants du troisième colloque international de la Cour constitutionnelle, le président Abdelmadjid Tebboune a réaffirmé la place centrale qu’occupe désormais la justice constitutionnelle dans le projet de l’Algérie nouvelle.

Bien plus qu’une simple réunion académique, cette rencontre annuelle constitue une véritable tradition institutionnelle, témoignant de la vitalité du système juridique et de son ouverture aux pratiques internationales.

Le président de la République a rappelé que l’engagement pris devant le peuple de construire un véritable État de droit trouve son origine dans la Proclamation du 1er Novembre 1954, référence morale et politique qui demeure intemporelle.

La révision constitutionnelle de novembre 2020 a donné corps à cet engagement, en faisant de la Cour constitutionnelle un pilier de la stabilité des institutions et un garant de la pratique démocratique. Cette évolution n’est pas figée.

Les modifications partielles récemment opérées, avec détermination et réalisme, montrent qu’il s’agit d’un processus en cours, capable de corriger ses insuffisances au contact de la réalité, sans jamais déroger à ses principes ni restreindre les libertés.

Ce qui ressort du discours présidentiel, c’est l’approche même adoptée à l’égard du contrôle constitutionnel. Il ne s’agit plus d’un mécanisme technique réservé aux initiés, mais d’une garantie majeure de souveraineté destinée à renforcer la confiance du citoyen dans les lois de la République.

L’introduction de l’exception d’inconstitutionnalité marque à cet égard un tournant décisif. Elle fait de chaque citoyen un acteur attentif à la légalité constitutionnelle, rapprochant ainsi la justice fondamentale de ceux à qui elle est destinée.

Le président Tebboune a insisté sur l’exigence d’une Cour indépendante, efficace et respectée, capable de prévenir les dépassements et de préserver la primauté de la Constitution.

Cette vision dépasse le cadre national. La protection des droits et libertés étant une valeur universelle, l’Algérie réaffirme sa volonté de renforcer la coopération internationale face aux défis d’un monde en mutation rapide.

En remerciant la présidente Leïla Aslaoui et la Cour constitutionnelle pour leur travail visant à faire vivre ce rendez-vous d’excellence, le chef de l’État a exprimé l’espoir que les échanges aboutissent à des recommandations nouvelles et utiles.

Celles-ci devront enrichir la doctrine constitutionnelle nationale tout en contribuant à la consolidation de l’État de droit. Ce colloque n’est donc pas seulement un moment de réflexion savante.

Il est l’illustration concrète d’une volonté politique : celle de faire de la suprématie de la Constitution et de la protection effective des droits et libertés le socle indéfectible sur lequel repose l’édification d’une Algérie nouvelle, démocratique, sociale et victorieuse.

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L'express quotidien du 06/05//2026

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