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Lutte contre le terrorisme, développement et intégration économique en Afrique: L’Algérie aux avant-postes

L’Afrique unie, l’Afrique des Africains, l’Afrique de la lutte contre toutes les formes de colonisation, l’Afrique du développement et l’Afrique des héros célèbre aujourd’hui ses 63 ans. La première organisation continentale, l’Organisation de l’unité africaine (OUA), est née le 25 mai 1963 à Addis-Abeba avec pour objectif de rassembler les pays africains, d’aider ceux engagés dans la lutte contre le colonialisme à se libérer du joug de la domination et de permettre au continent de se prendre en charge, en tant qu’entité unie, pour assurer son développement économique et social, mais surtout son indépendance politique vis-à-vis des anciennes puissances coloniales.

Le 25 mai 1963, trente-deux États créèrent ainsi l’Organisation de l’unité africaine à Addis-Abeba, en Éthiopie. Depuis, la Journée mondiale de l’Afrique est célébrée chaque année le 25 mai. C’était alors l’époque des Julius Nyerere, Hailé Sélassié, Modibo Keita ou encore Ahmed Ben Bella, des figures qui ont joué, à l’échelle continentale, un rôle déterminant dans l’indépendance des pays africains encore sous domination coloniale.

L’Angola, le Mozambique et le Cap-Vert figuraient parmi les pays ayant arraché leur indépendance grâce au soutien des pays africains et notamment de l’OUA. L’Algérie a largement contribué à cette vague révolutionnaire des années 1960-1970, en apportant son soutien à des pays comme l’Angola, le Cap-Vert, le Mozambique, la Namibie et d’autres nations engagées dans des luttes de libération, dont le Zimbabwe, alors Rhodésie de Ian Smith.

Alger était alors surnommée « la Mecque des révolutionnaires », tant des figures emblématiques des luttes de libération en Afrique, en Europe et en Amérique latine fréquentaient les rues de la capitale algérienne, symbole d’un pays entièrement voué à la cause des peuples opprimés.

De Fidel Castro, qui libéra Cuba du régime de Batista et de l’influence de la mafia américaine, aux dirigeants de l’ANC, dont Nelson Mandela, en passant par Che Guevara, les militants des mouvements révolutionnaires sud-américains, notamment chiliens après le putsch de Pinochet, ou encore les membres de l’IRA irlandaise, Alger était devenue un véritable foyer international des luttes anticoloniales et révolutionnaires.

La capitale algérienne rayonnait alors d’un intense engagement politique et militant pour aider les peuples dominés à recouvrer leur indépendance.

Aujourd’hui, 63 ans après la naissance de la première organisation panafricaine, le Sahara occidental demeure le dernier dossier de décolonisation encore en suspens sur le continent africain.

L’OUA était une organisation interétatique créée pour promouvoir l’unité et la solidarité entre les États africains, coordonner leur coopération et défendre leur souveraineté. En 2002, elle a été dissoute et remplacée par l’actuelle Union africaine (UA), lors du sommet de Durban, en Afrique du Sud, en application de la déclaration de Syrte du 9 septembre 1999.

Depuis sa création en 1963, l’organisation panafricaine a mis en place plusieurs institutions et mécanismes destinés à prendre en charge, à l’échelle continentale, les besoins multiformes des États membres et de leurs peuples : santé, banques, économie, zones de libre-échange, coopération sectorielle, etc.

Aujourd’hui, l’Afrique représente un peu plus de 18 % de la population mondiale, mais moins de 3 % du PIB mondial. Longtemps resté en marge des grandes routes du développement, du commerce mondial, des financements et des fonds d’investissement, le continent commence progressivement à se prendre en charge et à mettre en place les bases de son développement industriel, agricole et énergétique.

Mais la bataille du développement reste encore, aujourd’hui, une véritable gageure. Les défis demeurent immenses et les moyens difficiles à mobiliser dans un monde où les banques occidentales dominent largement la finance internationale ainsi que les décisions liées aux investissements dans un continent encore sous-équipé et disposant d’une influence politique limitée pour attirer massivement les capitaux étrangers.

La production d’électricité demeure aléatoire dans plusieurs pays africains. Les routes et infrastructures restent insuffisamment développées dans de nombreuses régions d’Afrique de l’Est et de l’Ouest. À cela s’ajoutent les conflits armés, qui constituent toujours un obstacle majeur au développement socio-économique de plusieurs États africains, notamment le Mali, le Burkina Faso, le Niger ou encore le Sahara occidental.

Ce n’est évidemment pas l’Afrique que voulaient les pères fondateurs de l’OUA. Tous les indicateurs actuels plaident désormais pour une nouvelle vision africaine fondée sur le développement, l’intégration régionale, la fin des conflits armés et le rejet des prises de pouvoir par la force, des coups d’État et des putschs militaires, qui ne font qu’affaiblir davantage le continent dans son ensemble.

Une note d’espoir réside toutefois dans l’intérêt croissant manifesté par plusieurs pays occidentaux et surtout asiatiques pour le développement du continent africain. Outre les accords de partenariat bilatéraux, l’intérêt de la Chine, du Japon et de plusieurs pays européens se traduit par des accords économiques couvrant de nombreux domaines, notamment les banques, l’agriculture, les mines et les infrastructures.

Des projets infrastructurels pilotés et financés notamment par la Chine et le Japon ont transformé plusieurs pays africains, à l’image du Cameroun, du Congo-Brazzaville, de la Côte d’Ivoire, du Togo ou encore de la Namibie.

Quant à l’Algérie, membre actif de l’OUA puis de l’Union africaine, elle poursuit, depuis le premier jour de son adhésion à l’organisation panafricaine, ses efforts en faveur de la concrétisation de l’intégration continentale ainsi que de l’instauration de la paix et de la sécurité, tout en défendant les intérêts du continent face aux injustices historiques dont il a été victime.

Le pays des 1,5 million de martyrs est resté fidèle aux principes consacrés par la Charte de l’Union africaine et aux valeurs des pères fondateurs, à travers l’élaboration d’approches réalistes visant à résoudre les crises africaines par des solutions africaines, dans le respect de la souveraineté des États et de leur intégrité territoriale.

L’Algérie a également placé au cœur de ses priorités le rétablissement de la paix et de la stabilité sur le continent, notamment dans un contexte marqué par la multiplication des menaces transnationales, telles que le trafic de drogue et d’armes, la traite des êtres humains ou encore l’immigration clandestine.

Cette vision s’est notamment traduite par les efforts soutenus déployés par l’Algérie au sein du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, considérant que sa propre sécurité est étroitement liée à celle du continent africain.

À cela s’ajoute le volet économique, avec les efforts déployés par l’Algérie pour renforcer l’intégration économique africaine, favoriser la création de zones de libre-échange et promouvoir des accords multilatéraux dans des secteurs stratégiques pour l’économie du continent.

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L'express quotidien du 25/05//2026

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